• Stéphane

Gemmo : un mystère merveilleux



En tant que cueilleurs, avec Sabine, nous avons observé un mystère que nous souhaitions partager.

Souvent, lorsque nous sentons un parfum, ou que nous nous émerveillons sur la forme et la couleur d'une fleur, nous savourons. Nous inspirons le parfum ou nous plongeons dans l'expérience visuelle de la fleur.

Il y a là une conversation à la fois subtile et profonde avec la plante et avec les esprits des plantes.

Il y a aussi une question que l'on peut se poser : Avant d'émaner de la fleur, ou de l'arbre, d'où vient le parfum ? A partir de quand apparaît-il ?

De même, à partir de quand apparaît la couleur de la fleur ou du fruit ?

En cueillant et préparant les macérats de bourgeons, nous avons assisté à un mystère dont nous n'avons pris conscience qu'après dix ans à cueillir de la gemmothérapie. Cela nous est arrivé aujourd'hui alors que Sabine mettait en flacons du macérat de myrtillier.

Quand nous cueillons les bourgeons de myrtilliers au printemps, en montagne, ils sont verts. De ces bourgeons vont naître des tiges vertes et des feuilles vertes.

Plus tard, à l'aube de l'été, apparaissent des fleurs délicates aux couleurs pâles, une graduation entre vert et rose et au parfum si subtil qu'il en est imperceptible.

Puis dans l'été, ce sont des fruits violets qui attirent les promeneurs gourmands.

Alors nous sommes face à un mystère :

Nous avons mis à macérer des bourgeons verts au printemps, sans gout, ni parfum flagrant.

Comment d'un bourgeon vert à saveur très légère, presque imperceptible, nous arrivons après macération à un produit pourpre au goût prononcé de myrtille ?

Comment le vert devient pourpre ?

Comment l'inodore devient parfum ?

C'est un peu comme si le bourgeon délivrait sur l'instant une somme d'informations. Il rassemble au présent tout une plante en devenir. Le présent est porteur de l’avenir.

C'est un peu comme si nous mettions un unique bourgeon dans un bocal transparent. Au fur et à mesure, ce bourgeon se déploie en branches, feuilles, fleurs, puis fruits.

Ce qui est vrai pour le myrtillier est vrai pour chaque bourgeon. Imaginez faire de même avec un bourgeon de chêne. Dans votre bocal transparent, vous voyez le déploiement de l'arbre jusqu'à son fruit. Comme un film vivant. C'est merveilleux.

Et dans ces processus, il n'y a pas la phase morbide d'automne et d'hiver. Car le bourgeon reste dans le printemps éternel, dans la vie qui se déploie. Les amis, quand vous observerez un bourgeon au printemps, accueillez. Attardez vous.

Quand vous voyez un arbre en particulier, un arbre qui vous attire, qui attire votre regard ou qu'une envie de vous rapprocher amène un certain élan... suivez cet élan. Rapprochez vous. Faisant cela, ce sont deux êtres qui se rapprochent. Il y a quelque chose de magique, de mystérieux qui se produit et qui envoie une onde positive dans chacun et dans tout l'univers. Laissez cela entrer en vous, comme un parfum. Observez. Une vibration vous parcourt. Vous participez, activement, au déploiement de la vie, et au déploiement des arbres. En accueillant, vous aidez les arbres à croitre et à étendre leur bienfaits sur chacun.

"Les arbres sont vitaux pour l’homme et pour la vie sur cette planète, et certains d’entre nous sont avides d’établir le contact avec certains hommes avant que les autres ne détruisent ce que nous avons construit.

Nous pouvons aussi être attirés par l’amour de l’un de vous. Alors laissez-nous entrer dans vos cœurs, maintenant et encore…nous attirons des radiations internes qui sont aussi nécessaires que la pluie pour la Terre." Dorothy Mac Lean, Findhorn experience


#myrtillier