Respirer la Forêt



Respirer en forêt peut paraitre banal.

Déjà, respirer. C'est assez habituel. Tellement habituel qu'on n'y prête pas forcément attention.

Or la respiration influe sur notre vitalité. Que ce soit l'impact sur l'équilibre acido-basique, que ce soit sur l'oxydation des cellule, ou même sur le stress, respirer peut devenir une part de pratiques de santé.

Si cela est assez connu depuis des années, nous oublions parfois que le fait de respirer en forêt apporte de nombreux bienfaits supplémentaires (d'ailleurs à ce sujet, Jean Marie Defossez fait un excellent travail alliant respiration et sylvothérapie).

La forêt est un espace à respirer. au plus près des arbres. Au plus près de cet organisme géant qui respire un air si bienfaisant, si pur. La forêt fonctionne réellement comme un poumon. Entre autre, elle filtre l'air. Elle filtre l'air pour que nous puissions respirer. Elle filtre l'air pour que humains et animaux puissent vivre. De la forêt émane un souffle de vie.

Respirer en forêt, c'est se rapprocher d'une forme de respiration primordiale.

La forêt est en fait une part de notre propre organisme. Elle respire avec nous. Ne serait-ce que par cet air qui circule en permanence, c'est comme la circulation entre 2 organes, nos 2 poumons: l'un interne, l'autre externe. Nous sommes indissociables des forêts. Elles font partie de notre vie.

Sans intention de m'étendre sur le sujet, je vous partage les résultats d'une étude réalisée dans les années 50. Je n'ai pas trouvé de publication plus récente.

La question qui était posée à ce moment là était: est-ce que les forêts sont de réels sanatoriums? Est-ce que l'air forestier est si différent de celui des villes ? (je vous rappelle, nous sommes dans les années 50, et la pollution n'avait pas encore les seuils critiques actuels)

Autrement dit, si l'air est moins pollué en campagne ou en forêt, une mesure de santé consisterait à faire des séjours dans cet environnement naturel pour limiter les agressions physiques.

Voici le résultat de cette étude de pollution entre ville et forêt.

Les mesures concernent les concentrations moyennes de microbes en suspension dans l'air. Un relevé a été effectué depuis les grands magasins du centre ville jusqu'aux forêts périphériques.

En 1953 à Paris:

Grands magasins.......................................................... 4 millions de microbes/m3 d'air

Grands boulevards....................................................... 575 000 microbes / m3 d'air

Champs-Elysées............................................................ 88 000 microbes / m3 d'air

Parc boisé Montsouris................................................ 1 000 microbes / m3 d'air

Forêt de Fontainebleau.............................................. 50 microbes / m3 d'air

En 1956

Dans le vieux Nice......................................................... 465 000 microbes / m3 d'air

Dans un parc à Bordeaux ......................................... 1350 microbes / m3 d'air

Dans une pinède............................................................. 30 microbes / m3 d'air

(source: Forêt et Santé, Georges Plaisance, éditions Dangles 1985)


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