Lettre de Juin



Bonjour,

Je suis heureux de vous écrire depuis l’Ermitage de la Garrigue.


Tout d’abord, un petit rappel : cet été, après les retraites personnelles, nous proposons deux rencontres, où il reste de la place (et où finalement nous continuons à nous occuper des inscriptions contrairement à ce que j’avais imaginé et annoncé dans la lettre précédente) : la session de soins au tambour (animé par Marie) du 26 au 31 juillet, et la rencontre tribale sur une approche sensible de la nature du 11 au 15 août (nombre limité de places). Ces deux sessions se passent dans les Pyrénées Cathares.

Si vous êtes intéressé(e), cliquez ici pour le lien vers l'Agenda de l'association Nature Sensible, pour les infos et les inscriptions.


Qu’est ce que la spiritualité ? C’est redécouvrir la vie.

Actuellement à l’Ermitage de la Garrigue, ce temps de retrait fait tellement du bien. Observer. Prendre la loupe et regarder ce qui nous contrarie, ce qui nous met dans des états de tristesse, de souffrance… observer nos conditionnements. Notre domestication à ces idées qui nous gâchent la vie.


Récemment, une personne me disait qu’elle venait de comprendre la nuance entre la douleur et la souffrance. La douleur, c’est un fait. Cela fait mal. C’est physique. On peut y être plus ou moins sensible. Sur l'instant. La souffrance, c’est la pensée d’avoir une nouvelle douleur. La souffrance est une projection. Et la plupart du temps, alors que nous ne sommes pas en danger immédiat, nous avons peur. Nous générons des souffrances qui concrètement sont généralement des pensées. Nos pensées.

Nous avons des contrariétés actives, soit au premier plan, soit en arrière plan. Et ce qui est merveilleux, c'est que nous pouvons nous en libérer. Changer notre vue. Notre point de vue. Et changer notre vie. Lui redonner une qualité. Une vibration. Une plénitude.

Notre domestication, ce flux de nos contrariétés et pensées qui nous encombrent, c'est un peu comme cette histoire que relate Anthony de Mello.


C’est un propriétaire de chameaux qui part avec des touristes dans le désert. Au campement, le soir, son employé lui dit qu’un chameau risque de s’échapper. En fait, pour les attacher, il n’y a que 12 cordes pour les 13 chameaux.

Le maître répond :

- les chameaux sont stupides. Tu n’as qu’à faire semblant d’attacher le treizième chameau, et il ne bougera plus.

Le serviteur suit les consignes du maître, et effectivement le chameau ne bouge plus.

Le lendemain matin, après l’effervescence du départ, la caravane quitte son lieu de campement. Le serviteur vient vers le maître et lui dit :

- Maître, il y a un chameau qui ne suit pas! La caravane avance et lui ne bouge pas!

Le maître lui demande « As-tu pensé à détacher le treizième chameau » ?

Le serviteur revint en arrière, fit semblant de détacher le chameau, et celui-ci suivit.


La question que la vie nous pose, que la joie nous pose, c’est un peu celle du maître. Quelles sont les attaches invisibles qui nous empêchent d'avancer librement?

C'est peut être pour cela que j'ai créé l'Ecole Spirituelle de la Nature et des Plantes. Pour que nous explorions ensemble. Pour laisser émerger des questions, des réponses, et surtout pour revenir à ce que nous sommes vraiment: des êtres vivants. Faits pour la vie. Des êtres d'amour.


L’Ecole spirituelle de la Nature et des Plantes est une voie d’apprentissage. Apprendre auprès des grands maîtres que sont les plantes et tous les êtres de la nature. Apprendre à revenir à la vie. La belle vie. La vie qui nous fait nous sentir vivants. La vie qui nous invite à dépasser notre domestication, et nous revêtir de nos nouveaux habits. Nos habits de lumière.Cette école se dessine progressivement grâce aux intuitions et expériences. Récemment, il a été possible d’expérimenter au Pays Basque et en Pyrénées une approche particulière de la gemmothérapie. En Belgique, ce fut au tour de la sylvothérapie d’être proposée pour voir si elle pouvait nous aider à revenir à l’apaisement. Les témoignages furent à nouveau très encourageants.


Je laisse monter. Les guidances émergent quand je laisse la place. La retraite en Ermitage, puis peut être une retraite dans la forêt, amènent des réponses. Marie fait aussi ce chemin de retrait. Chacun de nous observe ce qui émerge concernant la question de l’Ecole Spirituelle de la Nature et des Plantes, et la forme qu’elle prend. Cela prépare la rentrée de septembre.


Je suis à l’Ermitage face à mes peurs, mes attentes, mes angoisses…C’est merveilleux de pouvoir observer cela. De le travailler. Le soumettre au travail naturel de la vie, et de voir ce qui se libère.

Je le sens, chaque jour davantage, que je redécouvre la vie. Et que je suis heureux de le partager.

Stéphane

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