la pomme qui pense



Petit texte sur l'intelligence des arbres

Certains chercheurs posent une question assez pertinente. C’est le principe du chercheur : poser une question… et chercher une réponse, ou plusieurs réponses.

La question en l’occurrence est la suivante. Elle émane d’un constat simple :

Si on taille un pommier, il a tendance à donner des fruits plus facilement. On évoque souvent une fructification due au stress de la taille. Donc le pommier qui donne des fruits environ chaque deux ans, en étant taillé va en donner tous les ans. Et alors les humains que nous sommes mangent ces fruits.

Or le fruit est un moyen que l’arbre aurait pour se reproduire. Car les arbres peuvent se reproduire de façon végétative (bouture, marcottage) ou sexuée (fructification).

Lorsque nous allons chercher une pomme sur le pommier, il semblerait que l’humain aie développé une forme d’intelligence qui lui permet d’avoir des fruits savoureux suite à une sélection de variétés, de greffes et autres astuces, et d’avoir ces fruits chaque année. L’humain semble donc être l’espèce intelligente de l’histoire.

Mais est-ce que l’arbre ne serait pas un tantinet intelligent, voire plus intelligent, en créant un organe suffisamment attractif pour qu’un bipède de passage déploie toute son ingéniosité pour prendre sa semence et la transporter ailleurs ? Qui manipule l’autre ? L’humain ou l’arbre ?

La réponse n’est pas si simple. Car elle invite à imaginer une réponse humaine.

Bon, comme nous sommes humains, l’intelligence est localisée chez nous. Humains. C’est un cerveau qui a imaginé la taille des arbres, la façon de récolter la plus optimale…

Et en plus, un arbre n’a pas de cerveau. Donc s’il y a intelligence de l’arbre, ce serait une intelligence hasardeuse. Un hasard qui a mis un fruit visible et appétant sur un arbre, et les arbres qui n’avaient pas c type de fruits ont eu moins d’intérêt. Si les arbres étaient tous intelligents, ils feraient tous des fruits, ça se saurait.

Ou ils feraient tous du bois de construction ou du bois de chauffage… ça se saurait.

Ils auraient tous une utilité, ça se saurait…

Et bien justement, ce que l’on sait actuellement, c’est que les arbres n’ont pas pour vocation première de servir l’humanité. Ni de réfléchir comme l’humain.

Le problème de l’humain, c’est qu’il réfléchit. Parfois même ses pensées l’obsèdent, et il rumine. L’humain capte une pensée, et il devient réfléchissant. Il enferme la pensée dans sa tête et la triture, la dissèque, jusqu’à plus soif.

Il est de plus en plus envisagé que le cerveau ne soit pas un organe de pensée, mais de réflexion. C’est à dire que l’humain a une intelligence non localisée. C’est ce qu’argumentent par exemple les chercheurs qui relèvent des informations précises de personnes qui ont été déclarées cliniquement mortes, avec un cerveau sans activité, et qui revenant miraculeusement à la vie décrivent ce qui se passait pendant que le cerveau était sans activité. Il y a actuellement des millions de témoignages sur ce sujet. Cela touche toutes les classes sociales et toutes les cultures. Ce phénomène est identique en tous points du globe. Il n’est pas lié à une culture, à une religion particulière. Lorsque le cerveau s’arrête, il y a quelque chose qui est apte à observer, et à mémoriser.

Chez les animaux, il en va de même. Un loup isolé momentanément de sa meute est apte à la retrouver à des centaines de kilomètres de là où il a été séparé, sans emprunter le chemin parcouru par la meute. Il prend un raccourci, sachant pertinemment où se trouve les autres membres de son groupe.

Ces travaux se multiplient depuis la fin du XXème siècle. Ils invitent à avoir une autre approche de la science en général. Dans ce qui nous intéresse, une autre approche de l’intelligence.

Il y a de grandes chances que l’intelligence de ce qui vit soit non localisée. C’est-à-dire que l’intelligence humaine soit non localisée dans son cerveau. Tout d’abord, sur certains évènements, il semble que le cœur perçoive l’information avant le cerveau. C’est-à-dire que le cœur a la capacité d’informer le cerveau de ce qu’il reçoit. Le cerveau reçoit l’information, utilise ses sens pour voir comment est la situation, et une partie de mémoire emmagasinée dans le cerveau pour adapter la réponse adéquate. Mais la part de mémoire dans le cerveau est assez réduite.

Une bonne part de notre mémoire est issue de la connexion que nous avons avec cette intelligence non localisée. Cela agit comme une radio. Nous nous branchons sur une fréquence dès le réveil. Cette fréquence nous donne l’information que nous voulons, c’est par exemple notre identité. Lorsque nous rêvons, nous n’avons pas a même identité. Nous pouvons prendre différente identité, différente forme, et nous vivons une expérience allongé, les yeux clos, le cerveau dans un certain état d’activité. Lorsque nous nous réveillons, les antennes nous branchent sur la fréquence :tu es untel, ton histoire est celle-là, ton actualité est celle-là, ton futur proche est celui-là, d’ailleurs écoute, ton réveil demande à être arrêté. Et nous restons branché sur cette fréquence, oubliant qu’il y en a une multitude.

La majorité d’entre nous restent branchés sur ces fréquences basses, qui ramènent à occuper le temps. A nous mener par le bout du nez d’un point A à un point B. Du matin au soir. De la maison au travail. Du rôle de père au rôle de travailleur…

Il y a d’autres fréquences. Plus hautes, qui permettent une relation différente au monde. Qui étirent ou raccourcissent le temps par exemple. Pensez à la plénitude d’un moment merveilleux, un coucher de soleil, la naissance d’un enfant, votre premier baiser… voyez comme le temps s’était changé à ce moment-là. Il avait changé de forme. S’étirant ou se raccourcissant. Et bien tout ce que nous connaissons peut changer dans ces autres fréquences. Une expérience nouvelle est possible.

L’intelligence est non localisée. Nous branchons nos antennes dessus. Et sachant cela, nous pouvons jouer avec les fréquences.

Dans la nature, cela permet par exemple à un nuage d’oiseaux de voler à grande vitesse en formation serrée, et de changer de cap brusquement sans que les uns ne heurtent les autres. Ils sont branchés sur la même fréquence. Ensemble.

Pour les arbres, il en va de même. Ils ne se sont pas embêté à avoir un cerveau. Ils ont seulement les antennes. Qui leurs permettent de rester connectés à différentes fréquences. Par exemple, Cleve Backster qui a travaillé sur l’intelligence émotionnelle des plantes de 1966 au début des années 2000 a montré que les plantes étaient sensibles à un traitement doux et bienveillant, comme par exemple une caresse, une pensée d’amour, une parole douce… et pouvaient être stressées quand la personne bienveillante vivait une expérience stressante (accident, blessure, etc.) ou que la plante était directement menacée.

Les plantes sont des antennes de cette intelligence, et elles sont connectées tant à ce qui se passe au plus bas, dans la matière environnante, qu’à la matière lointaine (elles sont sensibles aux mouvements des astres lointains), qu’à la lumière et à l’amour qui vit en toute chose. Elles sont « connectées ».

Alors à la question qui de la plante ou de l’humain est intelligent ou manipule l’autre, il y a une réponse simple. Les deux sont intelligents.

L’humain réduit ses antennes pour réfléchir ce qu’il a capté à un moment donné et il essaie d’analyser, là où la plante garde les antennes ouvertes et réfléchit sur terre lumière et amour.

L’humain vit dans la temporalité (principalement ruminant dans le passé ou se projetant dans le futur) là où la plante vit dans l’instant présent.

Qui manipule l’autre ? Il y a des chances pour que ce ne soit pas à ce stade que nous puissions avoir une réponse. Car il est possible que par compassion, le pommier offre une pomme chargée d’amour et de vibration de vie pour que l’humain, touché par cette vitalité et cette lumière au cœur des cellules de ce fruit, revienne à l’amour et à une conscience de la vie toute nouvelle.

Il se peut que le simple fait de toucher une pomme nous éveille à sa qualité nourrissante. Voire de simplement la percevoir. Pensez à une pomme, et vous salivez déjà. La connexion est là. Et votre salive est la salive idéale pour digérer la pomme, que vous la mangiez ou pas. Car vous y êtes connecté.

Il ne s’agit pas de manipulation.

Il ne s’agit pas d’intelligence qui veut dominer.

Il s’agit d’une intelligence qui propose à chaque être de connaitre une expérience qui déploie en cet être et dans ce qui l’entoure un champs d’énergie vivant et aimant. La vie ne tend que vers une chose : la lumière. Cette lumière qui vit dans l’infiniment grand et qui vit dans l’infiniment petit. Une lumière vibrante, vivante, et porteuse de vie.


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