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Ego

  • il y a 2 jours
  • 6 min de lecture

Bonjour,

 

Je vous écris ce message car je viens de comprendre quelque chose d’essentiel sur mon chemin spirituel. Quelque chose que je n’avais pas encore compris, et qui me permet de mieux comprendre un ensemble d’enseignements que j’ai reçus.

 

Il se peut que cela vous concerne aussi, alors je partage dans ces lignes ce que je viens de comprendre.

Cela est le fruit d’expériences récentes collectives, que ce soit le pèlerinage de ce dernier mois, ou des rencontres faites sur le chemin, et surtout les partages avec notre amie péruvienne Sara Luz, messagère spirituelle (vous pouvez la rencontrer prochainement dans les Alpilles ou à Evian si vous êtes dans le secteur, infos page Agenda de mon site internet).

 

Assez benoitement, j’utilisais le terme « ego » sans trop sentir ce que cela représente, si ce n’est un changement vibratoire entre ces moments de reliance au Vivant, et les moments de « chute » vibratoire quand je m’identifie à une personne (un personnage).

 

Et je peux entendre ou lire différentes choses au sujet de l’ego.

Mais ce que je n’ai pas encore lu, c’est que ce que je nommais « ego » n’était pas vraiment de l’ego. Ou du moins, il me fallait quelque chose d’autre pour mieux comprendre cette notion.

Je crois qu’aujourd’hui, je comprends mieux la notion d’ego grâce à la notion de « rejet ».

Cette notion me semble essentielle dans le chemin spirituel.

Ce n’est pas une blessure d’âme. C’est un point central qui génère des blessures et souffrances. Mais ce n’est pas une blessure d’âme. C’est un apprentissage que nous semblons valider individuellement dans la société occidentale moderne, car il est ambiant.

Le rejet, c’est la base de la séparation : il y a « moi », et il y a l’autre. Que cet autre soit une personne, un arbre, une rivière, ou la Terre elle-même.

Nous essayons d’aimer la Terre tout en la rejetant. Car le rejet est lié à la notion de séparation. C’est presque son synonyme. Il y a l’autre et il y a moi.

Cela existe à l’échelle individuelle, comme à l’échelle collective. Car le vide qu’entraine la séparation nous incite à essayer de combler cela par l’appartenance à un groupe : un groupe d’amis, un réseau social, un parti politique, un club sportif…où il y a l’autre et « nous ». Le « moi » s’est juste transformé momentanément en « nous », sans que cela ne nous rende plus heureux. Momentanément, nous avons l’illusion d’un mieux-être, d’une appartenance, qui s’écroule généralement quand les épreuves surviennent ou que nous comprenons que nous étions simplement dans l’illusion d’une reliance à autrui. Nous étions juste entrain de rejeter avec d’autres êtres. Ensemble dans la même illusion, pour essayer de rendre cela plausible. Acceptable.

 

C’est juste une forme de folie. Que ce soit individuellement ou collectivement, cela nous éloigne de ce que nous sommes vraiment.

En regardant mes enfants, je me demandais à quel moment cela apparait, cette séparation. Certains auteurs associent cela à l’apparition de l’ego. Quand l’enfant grandit.

Cependant, en regardant des communautés spirituelles, comme certaines communautés autochtones, je remarque que l’ego apparait, l’enfant grandit, mais que la notion de séparation peut tout simplement ne pas exister.

Il y a bien la notion d’un « moi », mais pas de séparation.

La nature, ou la Terre fait partie de ce « moi ». Les étoiles lointaines aussi.

Car il n’y a pas cet apprentissage de rejet. Ce qui vit en nous, dans notre cœur, ne peut être rejeté. Au contraire, cela se place dans une géographie intérieure. Et nous devenons des cartographes de l’esprit, apprenant ce « je suis », si complexe, si multidimensionnel.

 

Et quand je rejette, je peux voir que j’expulse hors de moi les autres êtres, et la Terre elle-même.

Lorsque je rejette, je juge, je justifie ce rejet, je valide des contrats intérieurs, des appartenances, des séparations…

On peut savoir lire, écrire ou compter, si dans notre éducation nous sommes conditionnés à séparer, à poser à l’extérieur ce qui existe, le matériel comme le non matériel, nous entrons dans le rejet.

Si l’enseignant est déjà dans la séparation, il y a une forme de rejet. Car dans certains enseignements autochtones, il y a cette phrase sacrée : « je suis toi et tu es moi ».

Que nous l’appliquions à un enfant, à un arbre, à la Terre ou à un nuage, cette pratique nous entraîne doucement, patiemment, vers une notion d’unité. Par l’expérience répétée de « je suis toi et tu es moi », ou « je suis cela », quand nous touchons l’eau ou que nous sentons l’air.

 

Comme le mentionne notre amie péruvienne Sara Luz, quand nous entrons dans cette relation, cette unité, notre cœur s’ouvre. Nous apprenons ce que nous sommes au-delà des pensées et conditionnements. C’est l’expérience directe. Et nous ne pouvons plus faire de mal à autrui, ni même à la Terre, car nous sentons qu’en faisant cela nous faisons du mal à nous même. Et au-delà de ne pas vouloir se faire du mal, nous sentons que cela nuit à une forme d’Amour primordial. Cela crée une empreinte non utile, voire non bienveillante sur le plan spirituel.

 

De ce rejet, de cette séparation, naissent alors les émotions fortes, tout comme ce que certains nomment des blessures d’âme : abandon, trahison, injustice, humiliation, etc.

 

L’ego est une notion tournée vers l’individu. Pris isolément. Le rejet est cette séparation qui existe tant sur le plan individuel, soit sur le plan collectif.

 

La notion d’ego nous enlève aussi une chose précieuse. Quand nous séparons, nous plaçons l’autre à l’extérieur. Il y a un autre, et il y a moi.

Nous oublions souvent que cet autre et ce moi baignent dans une sphère spirituelle portant des vibrations d’amour. Chacun a la possibilité de s’y connecter. De s’ouvrir à cela. Car il ne s’agit pas d’apprendre à aimer ou à s’aimer, il s’agit seulement d’apprendre à ouvrir notre cœur et à se connecter à l’amour qui est déjà là. Ambiant. Comme un arbre se connecte à l’amour. Sans effort. Un amour divin. Un amour qui dépasse les attachements ou les histoires personnelles. Un amour au-delà des bavardages.

 

Il ne s’agit pas d’apprendre à accepter autrui. Il s’agit seulement de cesser de placer une bulle de rejet autour de nous et en nous. De laisser s’évaporer des frontières qui séparent, de nous placer dans la vibration de la Vie, et de laisser chacun se mettre en fréquence avec le Vivant ou pas. Chaque fleur a son propre rythme. Chaque fleur a la possibilité de fleurir ou de flétrir. Nous sommes aussi libres que les fleurs.

 

Et au-delà de se rassembler pour éviter de se sentir rejeté, nous nous assemblons entre êtres qui résonnent à une fréquence commune. Ou une fréquence « en évolution », en libération.

 

Cela peut paraitre un peu simpliste, mais j’ai compris après bien des années que je ne savais pas « transformer l’ego ». Par contre, je constate qu’apprendre à « ne plus rejeter », c’est faire un pas vers plus d’ouverture et d’acceptation.

Avec mon amie Sara Luz, j’ai compris que parfois une aide extérieure est nécessaire pour nous aider à reconnecter à notre essence profonde, et à revenir à cette confiance qui nous permet de nous ouvrir. D’ouvrir à nouveau la porte de notre cœur. La porte de notre âme.

J’ai aussi compris que ce n’était pas un problème personnel, mais bien une façon de faire, un bain collectif dans certaines sociétés. Et j’ai donc compris que je pouvais choisir dans quel bain collectif je me sentais le plus en paix, le plus heureux. Un bain collectif qui inclut les êtres de la nature et les esprits du Ciel et de la Terre.

J’ai aussi compris que ce rejet était vain. Car il est simplement une réalité fausse. Une réalité tronquée, sûrement le rêve de quelqu’un, un jour, partagé ensuite collectivement. Mais en nous réveillant, nous remarquons qu’il ne s’agit que d’un rêve. Et pas notre rêve.    

J’ai finalement compris que nous pouvons placer notre point de conscience dans des espaces hautement vibrants. Et ces espaces vivant à la fois à l’extérieur et à l’intérieur de nous-même, vivant aussi dans d’autres dimensions plus ou moins visibles, forment un monde merveilleux à explorer.

 

Et paisiblement, avec mon fils de 6 ans, entre deux leçons de lecture et d’écriture, nous allons sur le chemin forestier devant la maison. Et je lui montre, en touchant un arbre « je suis toi et tu es moi. » Il me regarde, puis je l’invite à devenir cet explorateur : « à toi maintenant… »

 

 
 
 

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