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Bonjour

  • il y a 1 jour
  • 4 min de lecture

Il y a peu, j’ai participé à une soirée organisée par le magazine Natives (dédié aux sagesses autochtones).

Il y a des éléments de cette soirée que je souhaitais vous partager.

 

Le premier concerne la présentation de photographies de différents peuples indigènes, avec des commentaires. Les commentaires ont d’abord concerné directement les images : une communauté d’altitude en Himalaya qui vivait 4 mois de l’année « dehors » et les 8 mois suivants, avec la neige abondante, vivait cloitrée dans les habitats ; puis une communauté d’Afrique au bord d’un volcan, où « l’hiver » il fait 45°C à l’ombre et en été 15°C de plus, dans un lieu où il n’y a pas d’arbres car trop chaud… de nombreuses communautés de différents lieux de la planète ont été présentées. Le point commun est que ces communautés vivent dans des conditions assez rudes.

Et ensuite venait le commentaire du photographe : toutes ces communautés présentent un point commun : une forme de paix et de sagesse profonde. Il n’a pas perçu de stress.

Oui, il y a des êtres qui vivent collectivement sans stress. Et ce n’est pas parce que leur compte en banque est abondant, ou leur commerce prospère, ou leur santé florissante… Ils vivent simplement sans stress, ni agitation, ni empressement… Individuellement et collectivement.

Pouvez-vous imaginer une journée sans stress, ni à l’intérieur de vous, ni à l’extérieur ? Pouvez-vous sentir à quel point cela serait si appréciable ?

 

Lorsque nos amis Q’eros (Andes péruviennes) sont venus nous visiter il y a deux printemps, ils ont donné un élément de réponse pour transformer peut-être ce qui nous stresse tant en état paisible.

C’est de revenir à une forme de santé mentale.

Dans ce que j’ai compris de cette santé mentale, il s’agit simplement de revenir à notre véritable nature. Notre essence, naturellement reliée à tout ce qui vit, dans le visible et l’invisible.

Connaître notre identité est une base dans de nombreuses cultures indigènes.

 

Un autre point qui m’a interpellé lors de la soirée à laquelle j’assistais il y a peu, Mariluz, originaire de Bolivie, commença son intervention en disant :« Bonsoir. Dans ma langue maternelle, il y a un mot pour se saluer. »

Elle prononça ce mot une paire de fois. Puis elle nous expliqua le sens de ce mot. En gros, ce mot signifie : « l’être éternel et lumineux que je suis perçoit et salue l’être lumineux et éternel que tu es, et reconnait l’espace vibrant qui nous relie ».

Nous ressentons là une forme de salut qui existe dans de nombreuses traditions à travers le monde où ce n’est pas le « moi » superficiel et relié à l’ego (comme le nomme parfois Eckhart Tolle), mais plutôt le « moi » profond qui parle, pense et agit depuis son essence divine.

 

En se saluant ainsi, nous apprenons aux enfants à percevoir le monde et les êtres différemment qu’en occident.

On voit bien que « bonjour Bernard » ne renvoie pas à la même chose que le Namaste de l’Inde (le divin en moi s’incline devant le divin en toi). Nous ne parlons pas à la même partie de l’être, et notre regard ne projette pas la même chose.

 

Et même si vous saluez un arbre, il est différent de saluer un objet que de saluer la vibration de Vie qui émane et inclut tous les êtres sur l’instant.

Cette capacité à voir et à parler avec cette vision du monde permet des connexions.

Ce sont là quelques pistes que nous pouvons entendre, ou suivre, afin de limiter nos stress, de nous ouvrir à une autre façon de voir et percevoir le monde (incluant nos congénères) et déployer une forme de paix et de reliance que communément nous nommons « éveil » (il en existe de différents degrés et formes).

 

Ce changement de regard et de perception, non seulement libère l’autre de nos projections, et aussi libère notre personnage habituel, mais aussi permet d’accueillir des expériences directes, comme le décrit Steve Taylor dans son livre « s’Éveiller » :

« J’éprouve un sentiment d’union avec l’espace au-dessus de ma tête. Regardant le ciel, je perçois de quelque façon que l’espace qui le remplit est le même que celui qui emplit mon être, ce qui m’habite sous forme de ma propre conscience pénètre également l’espace. C’est la même substance. L’impression de dualité que j’éprouve en temps normal – celle d’un « je » dans ma tête qui observe le monde – n’est qu’illusion. Le cosmos dans son tout représente une seule entité vivante dont je fais partie intégrante. Dans un sens, je pressens que l’Univers est en moi et que je suis l’Univers ».

 

Chacun d’entre nous peut lâcher à tout moment avec ce fonctionnement qui nous rend réactifs, stressés, mentalement agités... Il y a quelque chose à retrouver. Ce quelque chose, ce n’est pas un objet, un trésor caché quelque part. Ce qui est à retrouver, c’est ce que nous sommes. L’expérimenter. Le libérer… et finalement, absorbés par la présence de l’instant, nous rendre compte que sans y prêter gare, quelque chose en nous a déployé ses ailes de lumière…

 
 
 

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