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Dernière Heure

  Je n’y avais pas encore prêté attention, mais il y a une expression que je ressens profondément aujourd’hui : « c’est ma dernière heure ».

Si nous regardons une montre, cette dernière heure marque la fin d’un cycle.

Ce mois de décembre ressemble assez à cette dernière heure. Dans la roue des douze mois, c’est le douzième mois. Et cette année, ce mois est le dernier mois d’un cycle de dix ans (2025 est une année « 9 » : 2+0+2+5 = 9).

Peut-être sentez-vous des souvenirs particulièrement présents dans vos pensées. Des souvenirs ou des moments particuliers dans votre existence, qu’ils soient assez récents voire vraiment passés. Et il se peut même que remontent de vieilles blessures, de vieilles relations… dans vos rêves ou vos pensées diurnes.

 

C’est notre calendrier interne qui nous prépare. Le cycle des saisons n’est pas un cycle en cercle, comme voudraient nous le laisser penser les représentations de roues des saisons et roues des fêtes de l’année. Il n’est pas linéaire non plus comme voudraient le faire penser les agendas vendus dans le commerce.

Le cycle des saisons est en fait une spirale. Vu de haut (ou de dessous), cela ressemble à un cercle. Mais chaque fois que nous franchissons une saison, nous nous élevons un peu plus vers le ciel, comme les plantes.

Notre roue des saisons est en fait une spirale, une marche que nous faisons dans notre ciel intérieur. Aucun moment vécu ne reviendra. Chaque instant est unique. Même si vous avez l’impression que les journées se suivent et se ressemblent, ce n’est pas le cas. C’est juste une impression. Une illusion provisoire.

 

En ce dernier mois de l’année, naturellement, montent en nous la préparation d’un nouveau cycle. La proposition de choisir ce que nous serons pour ce nouveau cycle.

Et dans cette proposition, il y a cette possibilité de lâcher avec un ensemble de cristallisations, ces mémoires qui sont restées sous forme de nœuds dans notre corps ou notre psyché. Lâcher avec ces mémoires nécessite de les regarder. De les accueillir.

Si nous regardons ailleurs, si nous nous débordons d’activités et de sollicitations, nous distrayons ce processus et nous nous plongeons dans un passage de « dernière minute » dans le nouveau cycle.

Mais si nous prenons le temps de regarder ces images emplies de souffrances, emplies de mémoires douloureuses cristallisées, nous nous offrons un temps de pardon.

Le mois de décembre, surtout cette année, est le mois du pardon. Nous offrons du pardon. À autrui et à nous même. Pour libérer ce qui veut être libéré. Pour laisser partir nos fausses idées, nos projections, nos idéaux, et revenir à ce que nous sommes : une présence dans le moment présent.

 

         Ce pardon est une façon de revenir au moment présent. Car ce moment présent est comme une porte. Et si nous n’y sommes pas encore établi, si nous ne sommes pas dans cette présence de l’instant, c’est parce que nous trimbalons tout un ensemble de concepts, de croyances, de blessures… qui ne passent pas par la porte étroite du retour à la Conscience (ou « conscience divine »).

C’est un bon mois pour laisser monter naturellement, sans forcer, toutes ces choses qui nous chiffonnent. Et si vous ne voyez pas ce qui vous chiffonne, posez-vous simplement un instant. Et observez l’agitation qui monte. Et les compulsions. Qu’il s’agisse de vouloir aller sur un écran ou dans le garde-manger. Observez que ces pulsions viennent.

Et demandez alors intérieurement à l’intelligence qui vit dans votre corps, « qu’est-ce que je ne veux pas voir ? Qu’est-ce qui est là et que je ne veux pas voir ? Qu’est-ce que je ne veux pas accueillir ? ». Cette intelligence intérieure est honnête et intègre. Elle vous le dira. Sans détour.

Une émotion ou une pensée va vous être montrée, et vous pourrez accueillir cela. Accueillir depuis un espace empli d’amour et de sagesse. Accueillir depuis cette intelligence intérieure.

Si c’est trop dur sur l’instant, si vous vous sentez débordé(e), demandez de l’aide.

« C’est ma dernière heure »… L’heure du pardon. L’heure du lâcher. L’heure où je décide de m’abandonner dans des bras plus vastes et aimants que je ne saurais le faire. L’heure de déposer cela dans Ses bras. Et m’en remettre comme un enfant. Je sais que Lui saura quoi faire de tout cela. Je sais que Lui sait pardonner ce que je n’ai pas su pardonner.

 

Vous pouvez mettre derrière ce « Lui » ce qui est votre propre façon de manifester la Présence divine, ce « Tout Amour » dont parlent certaines traditions, ce Dieu ou ces Dieux selon vos propres références. « Lui » pour certains, « Elle » pour d’autres… chacun a son référenciel.

 

Je me rends compte que prier pour la paix n’est pas anodin. Au début, je ne savais pas pourquoi nous avions programmé ce pèlerinage en fin d’année. Nous avons suivi les guidances avec ma femme. Un esprit s’est manifesté, un ange, et nous a dit de faire un pèlerinage et de le faire en décembre.

Nous n’avions pas d’idée précise, et en commençant ce pèlerinage, les premières prières nous ont orienté vers la paix.

Comme beaucoup d’entre nous, quand je prie pour la paix, je prie pour la paix dans le monde. La paix entre les nations.

 

Étrangement, ces premières prières ont soulevé en moi des vagues d’images, de rêves et d’émotions. Je reçois depuis le début de ce pèlerinage un concentré de choses non résolues. Et je remarque que ces choses, ces pensées, évènements, images… ne me laissent pas en paix. Car tout en priant pour la paix entre les peuples, nous prions pour la paix en nous-même. Et notre émissaire de paix lumineux et ailé qui vit au plus proche de notre cœur vient nous amener des lambeaux qui étaient restés accrochés dans notre espace intérieur. Des bribes de pensées et d’émotions. De quoi alimenter le feu sacré qui va les accueillir et les aider à passer dans un autre plan. Qui va les transmuter et les laisser s’évanouir de notre perception pour aller se déposer dans les mémoires de l’univers, dans la grande bibliothèque invisible qui recueille toutes les perceptions et instants de vie.

Si vous lisez ces lettres, sachez que nous prions aussi pour vous. Et donc il est normal que vous puissiez ressentir ces vieux « souvenirs » qui ont besoin d’être lâchés dans ce feu sacré du pardon et de sentir que cela s’en va dans un invisible où nous n’avons plus de prise. Dans la grande bibliothèque.

Comme le dit mon père : « pour être riche, il faut laisser les sous venir », autrement dit : « pour être riche, il faut laisser les souvenirs… »

 

         La richesse de Noël, c’est notre renaissance. C’est notre capacité à accueillir la lumière au plus profond de nos cellules. C’est accueillir cette lumière de l’âme qui ne demande qu’à informer pleinement l’espace libéré du corps, des pensées…

Pourquoi est-ce que nous sollicitons le Christ en cette période ? Ce n’est pas pour fêter sa naissance, c’est pour l’inviter à venir et être heureux de constater que nous fêtons notre propre naissance. Nous l’invitons à venir constater cela. Le fêter avec nous. Et comme le Christ ne suffisait pas, nous invitons les elfes représentants des esprits de la Nature, les rennes représentants des animaux, le sapin, représentant des esprits des plantes, l’étoile, représentant les esprits cosmiques, le Père Noël dont la bonhommie nous donne envie d’être heureux et lui donner une part de gâteau…tout ce beau monde est là pour nous accompagner dans cet effort de fin d’année. Ce passage à l’an nouveau.

Car débarrassés de nos vieux lambeaux trainant de ci de là, éclairés par ce feu magique au creux de nos êtres, nous pouvons fêter, boire et manger. Comme nos ancêtres le faisaient en diverses occasions.

 

« Esprits de la Nature, esprits des plantes et des animaux, esprits des lieux sacrés et des étoiles les plus lointaines, esprits des grands messagers et guides de Lumière, je vous remercie d’être là dans ma vie et de m’accompagner.

Avant le grand voyage de retour, je veux savourer chaque instant de cette vie. Je veux gouter chaque goute de Présence, de Vie, au plus profond de mes cellules, je veux laisser l’ivresse de l’Amour divin envahir ce corps et tous les espaces possibles, et être un bon canal de votre présence heureuse.

Puisse mon corps de lumière briller en moi et me monter ce qui est juste et bon, ce qui est à accueillir et ce qui est à lâcher.

Puissè-je avoir la force et le courage d’aller jusqu’au bout de chaque geste.

Et puissè-je savoir m’arrêter avec les maîtres du temps, assis sur le rebord des nuages du temps, à regarder ce qui est présent. L’accueillir. Sans autre envie que d’accueillir et de me laisser traverser par la Présence.

Puis me lever et savoir manifester dignement ce que les anges déposent en moi à chaque instant. Cette Lumière qui vient de l’Infini et brille dans l’Infini. »

 

Et même si nous semblons seuls ou en assemblée mondaine ou familiale, nous sentons les esprits heureux lever leurs verres avec nous, ainsi que les ancêtres des civilisations, et nos lignées familiales guéries et heureuses, et nous sentons ensemble tous cette espérance s’élever dans l’air et dans les êtres.


Car l’espérance, c’est la présence divine qui germe et se déploie dans les êtres qui ouvrent leur cœur.

         Le temps d’un instant, l’esprit libre et ouvert, nous laissons entrer en nous Sa divine Joie, et la joie rayonnante de tous les êtres.

 

 
 
 

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