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Dialogue avec un ange



Voici les dialogues avec cet Ange nommé Roland. Je vous raconterai plus tard comment ces dialogues sont apparus.


Roland vient me rejoindre dans mon foyer. Ma maison est simple : une cuisine, une salle de bains et une pièce principale qui nous sert de chambre et de salon, où trône un autel avec un feu permanent. Une flamme brûle jour et nuit dans une lampe à huile, accompagnée occasionnellement de parfums d’encens et autres offrandes. C’est là que nous dormons, que nous prions, que les enfants jouent et grandissent, et c’est aussi là que des êtres de lumière viennent nous visiter.

Parmi eux, certains nous apportent des enseignements que je souhaitais vous partager. C’est le cas de Roland.


Je me posais des questions sur la spiritualité, sur ces voix et présences et c’est Roland qui a répondu :


- Sois assuré que l’homme ne se dépasse qu’à l’instant où il fait taire en lui ses facultés intellectuelles ; l’intellect est l’ennemi du surnaturel.


- Merci Roland, mais je me pose encore beaucoup de questions ; Chaque jour apporte son lot d’expériences, de questions aussi. Et parfois de grâces… Si je comprends bien, il s’agit de ne pas chercher à comprendre ?


- Donne-toi tout entier à Dieu. La charité, la bonté, tu dois en distribuer le plus possible. Donne, donne tout de toi. Applique-toi à être généreux…

Il faut qu’en toi la sainteté jaillisse comme un jet d’eau, et que ce long filet cristallin s’élève toujours plus haut.


- Je sens bien cet appel à plus grand que moi, mais souvent je me laisse distraire. Je médite, je prie, et je me laisse aussi happer par de nombreuses distractions et de nombreuses pensées en tous genres.


- Il faut beaucoup penser, penser haut, penser noble ; vous construisez, en pensant, l’univers cosmique. L’acte de charité est un acte d’amour dépouillé d’égoïsme spirituel. L’acte de penser selon Dieu est un acte d’amour dépouillé d’égoïsme spirituel. Le cosmos, lui aussi, a besoin de dons ; donner toute sa tête aux forces invisibles est au moins aussi généreux que de donner toute sa vie à la misère des hommes.


- Merci Roland pour cette précision. Je comprends. Toujours plus haut… toujours regarder vers la lumière… et offrir. Mais qu’en est-il de la méditation et de la prière ?


- Que la méditation disparaisse de la planète, et tout le climat humain en sera changé. Sur le tronc d’un arbre coupé, on peut lire dans le dessin des vagues concentriques qui sont incrustées dans le bois, les années pluvieuses. Pareillement, sur la trajectoire du temps, les milliards de prières dites projettent au dessus de la terre des champs magnétiques. Toutes ces vibrations qui émergent des esprits recueillis se fixent au niveau des radiations libérées, c’est-à-dire au niveau des constructions psychiques.

- Que veux-tu dire par climat humain ? Est-ce différent de votre climat dans les ciels de lumière ?


- Nos points cardinaux sont l’amour. Ici, tout s’oriente selon notre capacité d’aimer.


- et qu’en est-il sur la terre ?


- Pour te nourrir d’amour, il faut te créer un climat d’amour. Bien entendu, je parle de ces épanouissements du cœur où l’âme répand son parfum. Aimer les êtres, c’est enchanter d’affection. Il y a des fleurs qui embaument selon les terres sur lesquelles elles sont plantées. Il en est de même pour l’amour. Sa qualité diffère selon que ses racines poussent dans un terrain plus ou moins céleste…


- Est-ce que tu peux préciser s’il te plait ?


- Le dépassement de l’amour est l’amour universel. En cet amour il n’y a plus attachement à la créature, ni attachement au corporel. Ces instants-là sont ceux où l’influx du Tout, ou du Rien, fait son entrée en vôtre âme.

Ce que je voudrais, c’est t’enseigner l’équilibre selon l’ordre divin. Il ne faut aimer ni trop, ni pas assez. Dieu ne s’établit que dans l’harmonie…

Aime.

Aime les malheureux, aime les heureux, aime tous ce que Dieu a mis sur ton chemin.


- Ce n’est pas si facile. Il y a tant d’histoires, de relations compliquées… j’ai du mal avec certaines personnes. Je sens que je suis enclin à juger facilement, à condamner parfois, et je mets à l’épreuve ma capacité à pardonner. Même ceux que je considérais comme mes amis.


- Aime tes amis au-delà de leur présence, c’est-à-dire non plus en leur humanité, mais à l’ultime pointe d’eux-mêmes.


Dans l’air de la pièce, je sentais cette présence aimante. Vibrante. L’ultime pointe de nous-même… réside-t-elle encore en ce plan matériel ou telle une montagne intérieure, il existe des sommets qui s’élèvent tant que leur cime vit dans le ciel et telles des neiges éternelles il y règne un silence et une blancheur sans égales. Quelle partie de la montagne regardons nous quand nous nous regardons les uns les autres ? Est-ce cette foison qui règne au bas des pentes, faisant parfois arriver avec difficulté la lumière jusqu’au sol, ou est-ce cette lumière qui se reflète sur nos sommets purs et élevés ?

Il se peut que nos cimes soient en fait le ciel qui descend sur terre. Tel un canal de lumière, un vortex qui s’étire tant à sa base qu’il en oublie la fine pointe en son sommet.


Puissions-nous avoir le regard aussi fin qu’un sommet de montagne.

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