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Et le Ciel

  • 13 août
  • 3 min de lecture

Je me rendis chez un ami et je le trouvais pensif. Il me dit :

— Tu sais, il y a une maxime que je ne comprends pas.

— Je suis tout ouïe, lui répondis-je tendrement.

— Et bien tu le sais, il y a cette parole « aide toi et le ciel t’aidera ».

J’acquiesçais de la tête.

— J’ai des problèmes au travail en ce moment, et j’ai des soucis financiers. Pourtant je travaille dur, mais je n’arrive pas à me sortir de mes soucis financiers.  Je ne vois pas en quoi le ciel m’aide, alors que je fais déjà beaucoup !

 

Je restai silencieux, voyant mon ami affligé. Une idée me vint en tête.

— Et si nous allions à la rivière ? Nous allons faire des offrandes, puis nous verrons ce qu’il se passe.

 

C’est ce que nous avons fait. Nous avons passé un temps à la rivière. Dans un premier temps des offrandes, puis un temps silencieux, à être juste présent avec l’eau. J’ai remarqué que mon ami était déjà moins affligé. Plus apaisé.

Je lui proposais ensuite de s’assoir sur la terre. Et de créer là un lieu d’écoute.

Il suivit mes indications, et il s’assit sur la terre, puis je dessinais autour de lui un cercle avec des branchages. Lorsque je fermai son cercle, il était dans son lieu d’écoute personnel. Un lieu de contact direct avec la Terre.

 

Il resta les yeux fermés dans cet espace environ vingt minutes. Progressivement, j’avais vu son visage se détendre encore plus, puis dans cette détente, des larmes sont venues.

Je restai à proximité, immobile et silencieux, fondu dans la présence de la forêt.

Quand il rouvrit les yeux, il me mentionna qu’il souhaitait me partager ce qu’il avait reçu de la Terre elle-même.

J’ai ouvert son cercle avec douceur, et lui, toujours assis à la même place, m’a raconté en quelques mots.

 

— J’ai senti la Terre. J’ai senti sa présence. J’ai senti son Amour. Et bien figure-toi qu’elle m’a parlé. Moi qui n’entends rien d’habitude, elle m’a parlé.

Ses yeux commençaient à pleurer de nouveau. Je sentais que c’étaient des larmes de grâce. Il ferma les yeux, je restai silencieux calé sur le rythme de ses paroles et de ses silences. Puis il reprit.

 

— Avant de penser à ce que le ciel nous aide, avant de penser à faire quelque chose, il y a un préalable. La Terre m’a dit que les premières paroles sont « aime-toi et le Ciel t’aimera ».

J’ai alors demandé à la Terre comment m’aimer ? Aimer quoi ?

Elle m’a répondu « Tu es mon enfant. Aime-moi à travers toi. Aime accueillir ma présence. Aime accueillir ma vibration. Aime toi en tant qu’enfant de la Terre.

Tu n’es pas celui qui travaille dur. Tu es une âme. Immortelle. Éternelle. Tu viens du Ciel, et tu y retourneras un jour. Tes tracas sont des histoires. Parce que tu oublies qui tu es. Tu es un être de lumière. Venu dans ce corps. Tu es une présence. Une présence qui oublie sa véritable nature.

Alors reviens à moi. Je te rappellerai qui tu es. Comme une mère douce et aimante.

Et comme un fils apaisé dans les bras de sa maman, laisse-toi aimer. Laisse l’amour de diffuser en toi. Dans ton corps, dans tes pensées, dans ton énergie, dans ta conscience. Laisse l’amour se déployer. Et tu sentiras alors que cet amour est là. Il est là à chaque instant. Cet amour, cette vibration, elle vient du Ciel. Et de la Terre aussi. Cet amour te relie et ouvre des espaces confinés et séparés en toi. »

 

Il se remit à pleurer. Je sentis que ses larmes accompagnaient des croyances qui partaient avec ses larmes. Des histoires coulaient de ses yeux clos. J’attendais patiemment.

Quand il rouvrit les yeux, il me regarda d’un regard différent. Avec une autre intensité.

— Tu comprends, me dit-il. Aime-toi et le Ciel t’aimera. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Pourquoi est-ce que je me suis pris tellement dans mes histoires ?

 

Je ne répondais pas. Il semblait se parler à lui-même, j’avais juste à être présent et dans l’écoute. Ou plutôt dans la présence, laissant la présence de l’instant écouter avec lui ce qui émanait.

— Ça parait si simple. Si évident. Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt.

 

Il mit son visage dans ses mains, et pleura encore à chaudes larmes. Jusqu’à ce que ses larmes ne deviennent que des sanglots, quelques soubresauts, puis il enleva ses mains du visage, sécha les dernières larmes encore accrochées à ses yeux, et il regarda autour de lui. Silencieux.

Je sentais émaner de lui une nouvelle force. Une lumière. Une paix emplie de présence. Et je sentais son cœur rayonner. Une paix lumineuse. Une paix rayonnante.

Dans ce temps suspendu, j’ai senti qu’à travers lui, c’était le Ciel et la Terre elle-même qui aimaient.

 

 
 
 

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Magnifique 💚🌟🌈🧚‍♀️🦄🌞🌟💙

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