Grosse Fatigue


Grosse Fatigue


Etrangement, en mai et juin, il y a quelques années, je sentais l’élan de l’extérieur. Je sentais la joie des jours ensoleillés et des temps partagés.


Il y a eu le confinement, puis cette année. C’est étrange. Alors que je travaille sur CuraSana avec ma tribu, je reçois pas mal de messages de stress. Des stress qui ressemblent à des burn out (excès) ou à des vides (ne pas savoir quoi faire ni où aller).


Je reçois quelques témoignages en ce sens ces derniers jours. C’est pour cela aussi que j’écris cette lettre. Si vous êtes dans ce cas ou un de vos proches (parent, ami, relation), c’est « normal ». C’est un passage où certains passent en ce moment. Car nous évoluons collectivement par vague. Celles et ceux de cette vague partagent cette vibration emplie de remises en question et de nécessité de changement : changement de nos schémas de pensée, changement de nos mécanismes, changement de nos rôles (voire enlever tout rôle)… La représentation de nous-même et du monde semble d’un seul coup prendre une autre dimension.


Notre corps de souffrance, comme l’évoque Eckhart Tolle, peut soit guérir, soit s’alimenter encore pour faire un excès et demander à être guéri.


Il y a des vagues.

Des vagues de guérisons.

Elles sont individuelles, et à la fois collectives.


J’écris pour vous rappeler que dans ce processus vous n’êtes pas seule ou seul. Cela n’enlève peut être pas le problème et la difficulté traversée, mais cela vous replace dans un contexte. Vous ne faites pas cela pour vous. Vous êtes un enfant de la Terre. Votre corps est constitué des cellules de cette Terre. Et notre belle Terre évolue. Elle mue. Elle demande à ses enfants de muer pour laisser émerger en nos corps une nouvelle conscience, une nouvelle vibration, de nouvelles façons de penser, de se relationner…


Nous faisons ce processus en lien avec la Terre elle-même. Nous sommes la manifestation de son évolution.


Ce n’est pas l’humanité qui évolue. C’est nous-même qui devenons une parcelle de l’Infini qui se révèle. En fait, nous n’évoluons pas. Nous enlevons nos poids et nos fardeaux, nos vieilles peaux et nos vieilles cuirasses. Et cela nous élève.


Il y a un passage dans cette mue où nous sommes particulièrement fragiles. Fragilisés. Il s’agit alors d’accepter cette vulnérabilité. Elle est une porte vers cette autre dimension de l’être.


Lorsque nous devenons très réactifs, que nos histoires tournent en boucle dans notre tête, que les sensations corporelles semblent oppressantes, que les émotions sont vives, il s’agit de prendre un temps pour leur parler.


Les émotions, les accueillir : « colère, je te vois. Tristesse, tu peux te déployer dans tout mon corps et quand tu le veux, te déplacer ou partir. Sens toi libre… »


Les pensées, leur parler aussi « pensée du passé, pensée du futur, pensée… je te vois. Je ne suis pas disponible à toi aujourd’hui. Sache que tu es vue. Tu peux continuer ton chemin. Si besoin, je te permets de revenir quand tu veux. Là, je ne suis pas disponible…».


Les sensations corporelles, observer celles qui oppriment et compressent, et puis aller au-delà. Percevoir la Terre qui nous porte en percevant ce qui en nous s’appuie : les pieds sur le sol, les fesses et haut des cuisses quand nous sommes assis, le dos et l’arrière du corps allongé… et écouter les respirations. L’écouter. A la porte du corps, le nez ou la bouche. Puis intérieurement. Dans le mouvement du corps. Dans son passage délicat parmi les cellules.


Il n’y a rien d’autre à faire. Pas de rituel. Pas d’action particulière (si besoin, une petite dépense physique est nécessaire). Juste être présent. Ouvert à la présence…


Il y a quelque chose là… une part de vous qui veut éclore. Muer. Accompagnez ce processus. Il y a là, dans ce mouvement, une vibration particulière. Un mouvement presque imperceptible. Il a la lumière d’un ange. Sa légèreté. Si léger qu’on ne le perçoit pas habituellement. Il s’agit de se déposer. S’abandonner à l’observation sans intention. Juste observer.


Et là, par surprise, quelque chose se passe. Vous devenez différent. Autre. Il s’agit alors de laisser notre vibration nouvelle se répandre dans notre corps, nos pensées, l’espace qui nous entoure. Parfois vous aurez envie de changer votre garde robe, changer de lieu de vie, changer vos relations amicales ou amoureuses…


Il y a en vous une cohérence qui éclot. Qui s’expanse…. Qui s’expanse…


Laissez vous être. Vous avez le droit au bonheur. Vous avez le droit d’être heureuse ou heureux. D’être en paix…


Stéphane

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