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lettre intimiste

  • il y a 12 heures
  • 6 min de lecture


Bonjour,

 

Je vous écris cette lettre assez intimiste, ainsi qu’un nouvel enseignement, une prise de conscience sur ce chemin spirituel, qui pourrait aussi vous aider.

 

Merci pour les retours concernant le texte sur l’ego et le rejet.

 

Merci aussi pour vos dons. Merci infiniment.

 

Ce pèlerinage a généré un nouveau bouleversement dans mon quotidien. Je remarque que chaque pèlerinage génère des changements assez forts. Au départ l’effet peut être souvent désagréable, voire carrément déstabilisant, mais cela fait partie de l’intensité du pèlerinage, et des prières et sollicitations spirituelles. Un pèlerinage peut devenir un fort activateur de conscience… sur la plan intérieur et extérieur.

 

Concrètement, ce pèlerinage avec ma femme et nos deux enfants, ainsi que Sara Luz notre amie péruvienne s’est déroulé sur 5 semaines. Nous avons aussi été accompagnés sur des parties par des amis venus compléter notre petite caravane. Nous avons été du Pays cathare, avec ses montagnes, ses grottes et sources, jusqu’en Bretagne, avec ses mégalithes et ses sources. Au passage, nous avons rencontré des lieux, des esprits de lieux… et des personnes venues à notre rencontre.

Puis nous avons célébré en faisant une grosse cérémonie à Curasana dans le Tarn. Je pensais que c’était fini, mais Sara Luz et nos amis ont senti l’appel d’aller prier avec le Mont Blanc, et ils ont repris le chemin de pèlerinage. Je les ai donc conduit à la gare pour ce nouveau départ, ultime rendez-vous avant le retour de Sara pour le Pérou.

Et sans que je ne le prémédite, nous nous sommes retrouvés pour mon anniversaire dans ma ville natale d’Agde pour prendre le train.

 

Cela a donc été pour moi la conclusion de ce pèlerinage, avec une cérémonie qui a encore apporté de nombreux remous intérieurs.

 

Je pensais benoitement continuer à habiter à Vabre, dans le Tarn. Avec d’autres personnes, nous avons créé une société coopérative pour acquérir une ferme où je commençais à retaper mon futur habitat. Je commençais à me projeter.. mais les relations entre humains et les différences fortes de chemins spirituels ont généré la fin de ce projet. Au début du pèlerinage, j’imaginais qu’une pacification viendrait, et finalement la pacification vient effectivement, mais pas comme je le projetais : avec ma famille nous quittons ce groupe et ce terrain, et nous ne savons pas encore exactement où nous allons habiter dans les temps prochains. Car pour bien faire les choses, les esprits coquins nous ont apporté la surprise que notre propriétaire souhaite récupérer sa maison pour travaux, nous devons bouger prochainement, mais sans empressement…

Parallèlement, la vente de livres ayant fortement chuté, je sens qu’autre chose est à mettre en place.

Il y a d’autres détails que je n’évoque pas ici, mais il y a un pas à faire de notre côté en termes d’activité, en termes d’habitat, en termes de sédentarité ou nomadisme…

 

Vous savez ces moments où des projets et projections tombent, où l’insécurité intérieure pointe le bout de son nez.

C’est donc un bon moment pour lâcher des choses.

 

Dans les sagesses autochtones, un anniversaire est souvent l’occasion de renouveau. De renaissance. Cela passe par des rituels de pardons, et par des moments de gratitudes.

Le pardon est un rituel fort que souvent nous négligeons dans notre société moderne. Pardonner, ce n’est pas s’excuser. Il s’agit de laisser notre cœur ressentir que nous libérons consciemment des liens invisibles, conscients ou inconscients, entre les êtres.

Le pardon comme la gratitude passent par la compréhension qu’un ensemble d’expériences ont été nécessaires pour devenir l’être que nous sommes. Ces expériences ont été guidées et accompagnées sur le plan spirituel.

La gratitude, c’est une façon d’accepter cela, et de savoir qu’un enseignement ou une libération a été nécessaire. Et de remercier. C’est une façon de s’incliner devant un invisible qui invite chaque âme à se libérer, à s’élever, et à vivre diverses expériences plus ou moins intenses. Dans cette existence et dans de nombreuses existences pour certains.

 

Avec Sara Luz nous avons effectué de nombreux soins sur le chemin de pèlerinage. Presque la totalité des soins ont été un accompagnement à ces pardons, ces libérations, et ces moments d’acceptation et de gratitude.

 

Car de nos jours, les relations sont devenues beaucoup plus complexes qu’il y a quelques décennies. Nous sommes envahis par une somme d’information qui jaillissent des écrans ou de panneaux publicitaires. Pour certains, la part des écrans est très forte (réseaux sociaux, mail, internet, sms…). Et au-delà de la partie visible, l’air sature de ces informations.

Tout bêtement, quand notre téléphone émet un message que nous venons d’écrire, cela vole dans l’invisible vers un interlocuteur. Et le nombre de messages qui volent dans l’invisible sont très nombreux. Cela génère même une forme d’énergie collective très présente, surtout dans les villes.

 

Et je me demande actuellement si les techniques de méditation sont suffisantes pour nous relier à notre espace intérieur, à la conscience que nous sommes. Il y a de grandes chances que des formes pensées soient plus matérielles actuellement et qu’il s’agisse de nettoyer, de libérer nos corps de ces énergies pour plonger plus profondément dans les méditations.

Nous avons la chance de rencontrer ces sagesses autochtones qui allient la méditation à des pratiques de libération énergétique et de reliance aux divers éléments ou à diverses dimensions de l’être et de l’espace (et du temps).

 

Une des grosses surprises de Sara Luz a été de découvrir des forêts, des sources, des montagnes… comme d’autres autochtones que j’ai rencontrés, ils imaginent que les français vivent en Ville et que la France est une grande ville. Non pas parce qu’ils auraient entendu parler de Paris ou des villes françaises, mais plutôt parce que les français, et les occidentaux assez généralement, portent une énergie citadine. J’ai demandé à Sara un peu plus de détails, et elle me mentionnait ce manque de Terre, ce manque de relation à la Terre mère, aux esprits de la nature, assez constant chez les occidentaux.

Et surtout cette séparation avec ce qui vit. En nous et autour de nous. Globalement, nous avons en occident une façon de parler, de penser, de manifester qui indique assez clairement que nous avons oublié les enseignements sur la Nature et sur ce qu’est un être humain. Ce que nous sommes.

Oubliant ce que nous sommes, nous sommes alors comme dans un rêve, comme baignant dans une forme d’ondes pensées, et nous interagissons depuis cela.

 

À « oui, mais il faut bien penser à la matière » comme certains nous l’ont répété assez souvent, il semble que nous ne faisons QUE penser à la matière. Et surtout à la matière qui divise. Car c’est la même Terre que foulent les Poques par exemple, au Pérou, et que nous foulons. Par contre, ce n’est pas la même relation, ni la même écoute de la Terre, ni la même perception de ce que nous sommes vis-à-vis de cette Terre. Nous ne sommes absolument pas le même type d’habitants de la Terre.

 

Il ne s’agit pas de lancer un débat, il s’agit juste de constater que dans notre façon d’habiter la Terre, et d’habiter notre corps, certains semblent plus heureux, plus paisibles, là où d’autres sont plus stressés et agités. Et vous l’aurez deviné, ce ne sont pas ceux qui ont les conditions les plus confortables en termes de logement ou de moyens de transport, ou d’outillage ou autre qui semblent les plus épanouis.

 

Cela vient d’ailleurs. D’une façon de percevoir la Terre, percevoir ce que nous sommes et percevoir autrui. Et si nous ne passons pas par un profond engagement spirituel, il y a de grandes chances que nous passions à côté de cette existence, mais que nous participions à amplifier la place de la « matière », à diminuer la place du « spirituel », et que les générations qui nous suivent récoltent le fruit de nos choix. Nous créons le monde à chaque instant. Le futur de ce monde se crée à chaque instant à travers nos pensées, nos paroles, nos actes, nos prises de conscience, nos choix…

 

C’est maintenant que nous pouvons inverser cette tendance personnelle et observer ce que cela génère collectivement. Et ce que cela génère pour notre mère la Terre.

 

Finalement, je sens que durant ce pèlerinage j’ai appris à approfondir ce que je suis. À approfondir les libérations, à apprendre un peu plus sur ces processus, et à apprendre un peu plus sur moi-même et ma relation aux esprits de la Terre et du Ciel. J’ai aussi remarqué à quel point les enfants qui ont été présents étaient non seulement ouverts à ces pratiques, mais aussi demandeurs à ces nouvelles façons d’aborder le monde en Occident. Il y a de grandes chances que de nombreux enfants attendent que les adultes se réveillent et leur partagent des choses à la fois ancestrales, et pourtant si actuelles. Des ponts sont à rénover…

 

Voilà, excusez-moi si j’ai été un peu long, c’est ma façon d’écrire. De partager. Laisser le temps aux mots de venir et vibrer.

 

Je vous souhaite une douce journée, et des prises de conscience nombreuses et libératrices. Je vous souhaite de savourer la vie, de retrouver la beauté des nuages et du chants des sources, je vous souhaite de beaux rassemblements autour du feu, et des moments silencieux dans les grottes… je vous souhaite que votre âme se sente si centrale qu’elle déploie aussi souvent que possible le sentiment d’être heureux et en paix.

 

Stephane

 
 
 

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