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Lettre intimiste

il y a 24 minutes
7 min de lecture

Bonjour,

 

Je vous écris cette lettre intimiste, comme je le fais parfois entre deux textes ou annonces d’activités.

 

Avant tout, je vous remercie pour les messages et les dons reçus. Ayant un gros retard sur mes mails, je n’ai pas répondu à tous les messages, veuillez m’en excuser (et je ne souhaite pas utiliser l’IA pour répondre à ma place).

 

Lors de ma précédente lettre intimiste, je vous confiais que je suivais les guidances du bébé et que j’allais en éclaireur en Andalousie pour préparer la naissance de ce petit être.

C’est ce que j’ai fait. J’ai chargé notre voiture et je suis allé en Andalousie. Le premier jour, après avoir fini de charger la voiture, j’ai beaucoup roulé. Je suis arrivé dans une petite ville côtière près de Valence pour une première pause dodo.

Ce début était fluide. J’ai senti en passant la frontière le changement d’énergie, bien que je n’y pensais même pas. C’est presque physique cette énergie du territoire français, où règne quelque chose d’oppressant. Le changement énergétique est flagrant dès la frontière passée. J’ai changé d’atmosphère, avec l’essence moins chère (1,70 euros alors qu’en France elle était à 2,40 euros), l’autoroute gratuite, et les personnes qui parlent plus fort, avec une énergie collective différente. D’ailleurs à ma première étape, ma logeuse m’invita à me relaxer, à me caler sur l’énergie différente de son pays. Elle sentait que je portais encore un peu de cette empreinte de tension que nous pouvons sentir en France.

 

Le lendemain, un peu reposé, je prenais la route. Plus calme, dans l’intention d’arriver chez mon premier contact, une personne qui m’avait été conseillée et qui pouvait m’héberger pour ma première nuit.

Je roulais assez enthousiaste, mais d’un seul coup, alors que je traversais les paysages désertiques du sud de l’Espagne, j’ai eu une première crise d’angoisse.

Avec la chaleur intense à l’extérieur, et ces paysages sans arbres, je sentis des bouffées de chaleur. Puis les mains ont commencé à trembler, et je me rendis compte que les jambes ne répondaient pas bien. Je sorti à la première possibilité et je me retrouvais à l’ombre d’un bâtiment pour souffler un peu.

Je retrouvais cette sensation que je connais pour l’avoir plusieurs fois rencontrée. Il y a la part éternelle de l’être, consciente, paisible, qui observe le corps et les pensées angoissées du corps et de l’esprit du corps. Je connais cette dissociation des deux cerveaux, celui du corps physique et celui du corps de lumière.

J’observais donc cette crise d’angoisse à la frontière entre ces deux points de perception, sentant d’une part le calme profond et d’autre part ces spasmes du corps, ces émotions tourbillonnantes et ces pensées agitées sans ordre logique. Une belle crise d’angoisse qui dura une trentaine de minutes.

J’hésitai à reprendre le volant une fois la crise un peu calmée. Il me restait deux heures avant d’atteindre ma destination pour la nuit, et il était à peine midi passé.

Je respirai un peu, apaisant un peu plus le corps et ses mécanismes stressés, puis je repris le volant. Dès que je m’engageais sur l’autoroute, les symptômes d’angoisse réapparurent. Je me calais derrière un camion et je roulais à son allure assez lente jusqu’à la sortie suivante. Je pris un hôtel pour me poser quelques heures, et finalement je poussais la pause jusqu’au lendemain. J’étais dans un village entouré de collines à végétation désertique. Les rivières étaient à sec depuis quelques temps.

Je pensais que le lendemain je ne pourrais pas finir mon voyage.

 

Alors j’ai pris du temps pour me poser, et connecter à mon espace visionnaire. À contacter mes guides spirituels. Ils m’ont assuré que je pourrais faire le pas suivant : aller jusqu’à Mario, un lieu proche de la mer, sur la « côte tropicale », où je devais déjà être arrivé selon mes prévisions. J’avais leur soutien.

 

Je pris le temps de regarder aussi quelques accords intérieurs, et le temps nécessaire pour parler avec « l’esprit du corps ». Il est assez étrange comme nous pouvons. Parfois attendre la vulnérabilité ou l’adversité pour approfondir la magie de la vie et les relations à nos guides spirituels.

Le lendemain, j’arrivais dans ce « cortijo », cette oasis dans les collines. Bien que le manque d’arbres fût encore très présent, les arbres de l’oasis, ainsi que l’accueil du lieu me furent salutaires. J’arrivai fatigué, épuisé de l’effort pour conduire jusqu’à ce lieu. Mais je sentis de suite que j’étais chez un gardien des medecines de la Terre. Je sentis que je rentrai dans une bulle dès que je garai ma voiture sur le parking poussiéreux. Un eucalyptus assez jeune me salua. Et les cactus sacrés me donnèrent un regain d’énergie. La fatigue s’évanouit instantanément. J’étais dans une vibration connue. Une vibration magique. Ces cactus je les connais depuis longtemps. Une autre vie. Dans les Andes. Cette wachuma si solaire, dont des amis sont gardiens dans les montagnes d’Amérique du Sud. Et là, je la sentis me faire un soin dès mon arrivée.

 

Mario m’accueillit avec douceur et beaucoup de joie. Je retrouvai un frère que je ne connaissais pas encore physiquement.

J’ai passé une merveilleuse soirée au cortijo avant de reprendre le lendemain matin vers Orjiva, au pied de la Sierra Nevada. J’avais fait des offrandes au territoire, et je sentais que j’étais bienvenu sur ce territoire.

Je pensais encore à ce moment là que je venais pour trouver un lieu pour que ma femme puisse accoucher et que nous passions un temps dans la douceur hivernale de l’Andalousie.

 

Je me trompais. J’étais venu pour apprendre, pour voir d’anciens schémas et les réviser, et réviser des accords intérieurs.

Comme je ne connaissais personne et que les amis qui me prêtaient une yourte vers Orgiva étaient partis, je me retrouvai sans contact sur place. La sage-femme que je devais rencontrer était partie elle aussi.

Je demandai à mon père spirituel comment faire pour trouver un lieu et des personnes aidantes assez rapidement. Il m’indiqua ce que je savais déjà, mais que j’avais besoin de ré-entendre : « Fais tes offrandes à l’eau. Quand tu nourris l’eau, tu nourris un esprit qui relie les êtres. Et quand tu nourris les poissons et les êtres de l’eau, ils viennent ensuite t’aider dans ta tâche du moment ».

À la place de me disperser ou me précipiter, je fis donc un rituel d’offrande de feuilles de laurier que j’avais emporté à la Terre du lieu qui m’accueillait. J’offris un peu de tabac que m’avait donné mon frère Gamelo. Puis j’allais vers l’eau et je fis une offrande de pain et de prières pour tous les êtres, et je remerciai pour l’aide que j’allais recevoir dans la journée.

 

Dès lors, je sentis que j’étais prêt. Je m’étais ouvert à une certaine fréquence, et je sentais que j’allais rencontrer des anges à travers quelques humains. Je restai donc ouvert à ces rencontres, sans savoir qui, ni où j’allais rencontrer.

Je suivis mon intuition, ou plutôt les guidances qui venaient et me disaient « là, tu vas à gauche. Là, à droite. Là, tu rentres dans ce bâtiment… » Je parcourus ainsi le village. C’était jour de marché. Je me posai d’abord à une petite buvette en sous sol d’un bâtiment, où je rencontrai Jaquel et Rumi. Ils me menèrent à Diego, mari de Jaquel, qui parlait français. Puis je rencontrai Issa, et j’eus la surprise de croiser un ami sur le marché, que je connaissais du sud de la France, en compagnie de Tom et Fred… Ce furent de superbes rencontres. Chacun m’a aidé ce jour-là et les jours qui ont suivi.

 

Plus je rencontrai ce lieu d’Espagne, plus je sentais que les apprentissages étaient grands mais que finalement mon bébé n’allait pas naître là, malgré les facilités pour accoucher « à la maison ». J’avais trouvé un grand dôme, une yourte, et une maison en bois en l’espace de quelques jours. Mais surtout j’avais rencontré des anges et j’avais fait un gros travail intérieur. Un nettoyage nécessaire.

Je décidai de remonter vers la Catalogne, il y avait dans les montagnes au-dessus de Barcelone des sage-femme qui pouvaient nous aider, et des anges qui pourraient nous accueillir.

Comme j’étais trop incertain de faire la route de retour, je demandai à une amie qui aime conduire de venir me rejoindre, et elle m’a conduit sur le chemin du retour. Elle pouvait conduire des heures, cela était précieux.

Nous sommes passés par les montagnes de Catalogne, vers Montserrat, puis vers le plateau de Cerdagne. Mais je sentis en moi une évidence : il y avait là des arbres, mais c’étaient en forte majorité des pins sylvestres. Et je sentais leur bienveillance, et leur message fut clair : « rappelle-toi quelle est ta tribu ».

 

Je me souvins que les tribus celtes portaient des noms d’arbres. La tribu de l’aulne, la tribu du pin, etc. Ma tribu, sans que je l’aie identifié avant, apparut comme une évidence : la tribu du chêne. Il me fallait revenir vers les chênes.

Nous avons repassé la frontière et son enveloppe énergétique. L’appel était là. Revenir en pays cathare. Sentir la présence des montagnes, des sources et des plantes auxquelles je suis apparenté dans cette existence, et sûrement depuis quelques vies.

 

Je me suis rappelé. Les plantes. La magie. Chaque arbre est un portail et possède une fréquence. Une vibration particulière. Et je me suis rendu compte à quel point il ne restait que peu de gardiens de ces seuils. Des êtres qui connaissent les portails dans la nature, parce qu’ils vivent avec eux. Avec les esprits de la nature.

 

Alors après un périple de lâcher de vieux schémas, de rappel de ce qui vibre en moi, et de rappel de mes liens multidimensionnels, je suis revenu à mon point de départ.

Dans la région des lacs en montagne du Tarn.

J’étais différent. Mon énergie avait changé durant mon voyage.

J’ai pris le temps de me réaccorder avec les forêts. Entre offrandes et moments de discussion avec la forêt où j’habite.

 

Un tipi était à vendre sur le lieu, nous l’avons acheté. Il va servir.

Je suis heureux de vous écrire. De vous partager cela.

Je suis heureux de savoir que dans cette nouvelle ère, chacun d’entre nous peut lâcher ses vieux schémas, ses vieux contrats, et rentrer de plein pied dans la magie de la vie et la magie de la nature.

Pas après pas. Sans précipitation.

Pas besoin de formation particulière. Juste accepter les épreuves, et accepter que nous sommes des êtres profondément bons et reliés. Que nous avons juste à lâcher certains blocages, et les anges apparaissent.

 
 
 

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