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Pardon

  • il y a 1 jour
  • 5 min de lecture

Bonjour,

 

Ces jours-ci, c’est la Pâques celtique. Je souhaitais vous parler de ce moment, car il amène une cérémonie que j’aime particulièrement.

 

La Pâques celtique c’est une fête de Pâques, nourrie à la fois du monde chrétien et à la fois du monde celte. Elle se déroule en lune montante durant le signe du bélier.

Elle dure du jeudi au dimanche.

 

Jeudi, nous sommes donc allés en famille retrouver mon père spirituel Gilles (évoqué dans « Quintessences druidiques »). Et nous avons fait le rituel du jeudi.

 

Il s’agit d’un rituel de pardon. Il se peut que dons notre monde occidental trépidant, entre nos messages sur les réseaux sociaux, nos mails, nos appels téléphoniques et nos rencontres en direct, cette sur-communication entraine de nombreuses incompréhensions, interprétations diverses, réactions, levées émotionnelles…

Il est bon de prendre un temps pour se poser. Pour regarder nos urgences et voir si elles sont vraiment urgentes (comme répondre à tel ou tel message). Voir si cela touche à l’Essentiel dans notre existence.

 

Et il est bon aussi de prendre un temps pour se pardonner. Il y a souvent une énergie entre les êtres qui a besoin d’être nettoyée.

 

Dans les traditions des chrétientés celtiques, par exemple, nous faisons le lavement des pieds.

Nous allons vers une rivière ou une cascade en général, même si une bassine d’eau peut faire l’affaire si vous êtes dans une zone plutôt urbaine.

C’est cela que nous faisons quand nous nous retrouvons. Avant de nous assoir et de discuter ou manger, ou quoique ce soit, nous allons à la rivière.

Nous prenons un temps individuel court pour nous recentrer. Et pour écouter l’eau. Nous relier à l’eau et au lieu (est les esprits du lieu).

Puis la première personne met ses pieds dans la rivière et connecte à l’eau. Ensuite elle sort de la rivière et s’assied sur le bord du cours d’eau. Et chacune des personnes présentes vient lui laver les pieds en demandant pardon pour ce qui aurait été dit, pensé ou fait, voire non fait. Un pardon rempli d’amour. Car sur l’instant, il ne s’agit pas d’entretenir la culpabilité, ou même d’essayer d’avoir raison sur un sujet passé. Cette cérémonie efface les restes pervers dans l’invisible entre les êtres, que cela soit une énergie perverse, une pensée, un résidu quelconque. C’est un nettoyage de l’espace inter-être. Même si en apparence il ne semble rien y avoir à pardonner ou se faire pardonner, il y a peut-être une pensée ou une maladresse qui a pu blesser l’autre. Alors autant profiter de ce rituel pour nettoyer. Dans l’Amour.

Gilles disait alors qu’il me lavait les pieds « comme le Christ a dit à ses disciples : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé, il a aussi dit : pardonnez-vous les uns les autres comme je vous ai pardonné… »

Pardonner comme le Ciel pardonne, ou la terre pardonne, ou l'esprit de l'Eau... quelle présence sur l'instant...

 

 

À chaque pied, la personne qui lave le pied prononce des paroles de libération personnelles, ainsi que des paroles de libération pour la Terre et tous les êtres (car nos colères, nos irritations, nos pensées ou nos paroles blessées ou blessantes envoient une énergie dans les trames invisibles de la Terre).

Puis elle essuie le pied et passe à l’autre pied.

C’est assez rapide, quelques minutes suffisent. Pas besoin de s’étendre, ce qui importe c’est notre « bonne volonté » (la volonté accordée à l’espace d’amour).

 

Nous avons fait cela avec Gilles et entre ma femme et moi. C’est quelque chose de faire ce rituel au sein d’un couple, ou au seion d’une famille.

 

Lorsque nous avons repris le chemin de retour, nous nous sentions en joie et plus légers.

C’est un rituel qui agit à la fois dans la matière et à la fois dans d’autres dimensions.

 

Il existe de nombreux rituels dans diverses traditions pour travailler sur les conflits ou l’empreinte des conflits entre personnes.

Je souhaitais donc aussi vous partager trois pratiques peu connues que je fais occasionnellement lorsque je sens que c’est nécessaire.

La première concerne les moments de tension avec des personnes proches. Parfois les mots n’ont plus leur place, ou engendrent des émotions ou maladresses. Et bien dans les moments de tension (comme les moments de célébration), nous chantons. Nous chantons des chants de paix ou des « chants medecine ».

Chanter ensemble ce type de chants apporte de la paix et de la guérison entre les êtres. Cela apporte des bienfaits directs.

Parfois, au lieu de se regarder face à face, il s’agit de rencontrer cet Amour qui émerge lorsque deux êtres regardent dans la même direction (comme l’évoque Saint Exupery).

 

Une autre pratique que je fais est de prendre soin d’un arbre ou d’une plante. Par exemple, une difficulté relationnelle existe avec un de mes proches. Et la communication est interrompue. Je prends soin de ma relation à un arbre. Je viens me poser à, ses côtés. Lui partager de l’Amour. Et je lui demande s’il accepte de diffuser cet Amour dans l’espace inter-être avec l’autre personne. Comme un médiateur nécessaire car la relation directe semble blessée et très sensible. C’est une façon de demander et prendre soin de réparations qui peuvent durer des jours, des semaines, des mois ou des années.

Finalement la dernière pratique que je souhaitais vous partager me vient de mon amie Nadine. Il s’agit à nouveau de se replacer dans l’espace d’amour que nous sommes. Car profondément nous sommes une émanation de l’Amour.

Nos offrandes sont faites sans intention de changer les choses. Nous ne faisons qu’apporter de l’Amour, et la suite ne nous importe plus. Il ne s’agit pas d’attendre un résultat ou d’atteindre un objectif. C’est un mouvement d’Amour pour la paix et le pardon.

 

Donc dans cette dernière pratique que je vous présente, il s’agit de visualiser l’autre personne. Et surtout de visualiser l’espace inter-être. Si par exemple c’est un gouffre qui vous sépare, vous pouvez, comme mon amie Nadine, emplir ce gouffre jour après jours de fleurs d’amour et de lumière.

Vous remplissez ce gouffre et cela amène quelque chose de réparateur. Qu’il y ait des résultats visibles ou pas, il se passe quelque chose. À nouveau, il ne s’agit pas d’essayer d’atteindre un objectif, mais d’offrir de l’amour et de la réparation.

 

Quelles que soient nos pratiques, elles sont bénéfiques.

Tant sur la relation inter-être, que pour nous même, car il monte de là une vigilance accrue sur nos pensées et nos paroles.

Comme le mentionne Eckhart Tolle, si nous nous référons à un « moi de surface » ou « moi égoïque », nous entretenons des comportements blessants ou blessés. Cela n’est pas mauvais, mais plutôt une invitation à connecter à notre vraie nature. Notre essence primordiale. Notre « moi plus profond, éternel », celui qui est une émanation d’une Source de Vie et d’Amour. Nous sommes cela à chaque instant, et parfois, ou souvent, nous l’oublions.

 

Certains rituels ou cérémonies peuvent nous aider à nous rappeler ce que nous sommes et ce que nous pouvions déployer. Simplement. Sans chercher à avoir raison. Juste déployer. Pardonner et se pardonner est une possible libération que nous pouvons activer à tout moment.

 
 
 

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