Pèlerinage
- Stéphane Boistard

- 10 déc. 2025
- 8 min de lecture

Bonjour,
Tout d’abord un tout grand merci pour les soutiens et encouragements, et nos excuses pour les retards de mails et appels téléphoniques, notre pèlerinage nous accapare grandement.
Nous souhaitions d’ailleurs vous partager quelques éléments de ce pèlerinage, où nous allons de lieu en lieu, et priant pour la paix, pour la Terre, et aussi pour vous qui lisez ces lettres.
Je vais vous évoquer certains lieux et raconter des histoires de ce pèlerinage dans cette lettre (qui sera peut-être un peu longue…).
Et si vous souhaitez nous rencontrer, retrouvez dans la page Agenda de mon site les prochaines dates, sur le Bassin d’Arcachon (13 et 14 décembre) et en Bretagne.
Nous avons commencé ce pèlerinage le 24 novembre. À l’origine, c’est une guidance qui nous a invité à faire ce pèlerinage. Nous n’avions pas d’autres explications ou détails. Nous avons demandé aux guides invisibles à quelle période, et elle nous fut donnée, ainsi que la direction. Ce serait en fin d’année pour finir autour de Noël. C’est une période que j’aime particulièrement, car les deux « temps suspendus », entre les solstices et les fêtes chrétiennes qui suivent (Saint Jean d’été et Saint Jean d’hiver – transformé en Noël) sont particuliers. Ce sont des moments où le jour et la nuit semblent suspendus, dans une autre dimension…
Nous avons tout d’abord demandé si nous allions faire un pèlerinage familial, avec ma femme et nos enfants, ou si cela serait ouvert à des temps de partage… et la deuxième option fut la réponse. Puis il nous fallait savoir avec quel véhicule. Les guides nous ont invité à aller vers le loueur de véhicule le plus proche et de garer notre voiture à côté des véhicules de prêt. Puis de mettre nos mains sur notre voiture, ensuite sur la voiture de prêt voisine, puis une autre, et une autre…et de voir ce qui en sortait. Nous avons suivi les indications et au final ce fut un minibus qui voulut nous accompagner. Il a pour nom « caravelle ». Ce nom est bien choisi, c’est notre navire sur cette Terre pour un chemin de pèlerinage qui devait commencer en Pays Cathare et finir vers la Bretagne.
Nous avons aussi prévenu nos deux Anciens, mes pères spirituels et nous sommes allés les voir l’un et l’autre. L’un habite vers Castres, près de chez nous, mais l’autre étant en Pays Cathare, c’était l’occasion de commencer notre pèlerinage.
Ainsi nous avons commencé sans trop avoir d’intentions précises ce pèlerinage en fin novembre. Nous sommes allés en Haute Vallée de l’Aude et nous avons passé un temps chez cet Ancien et sa femme. Il a senti qu’un cristal de roche qu’il avait découvert voulait venir au centre de notre petit cercle. Nous avons connecté à ce cristal qui nous a quelques indications. Notamment un lien avec la Terre et les étoiles. Et aussi le premier lieu où nous allions faire des offrandes.
Après avoir quitté l’Ancien, nous avons donc roulé vers les montagnes sacrées du Pays Cathare. J’imaginais faire des offrandes face aux massif du Tabe, ces montagnes sacrées depuis la nuit des temps, mais ce ne fut pas l’invitation.
En effet, si le ciel ce jour-là était couvert, et les montagnes sacrées cachées par les nuages bas, nous avons eu une fenêtre entre deux averses, et les montagnes se sont découvertes pour que nous puissions les voir et connecter avec elles. Mais ce n’était pas face à elles que nous devions faire nos premières offrandes, mais dans un lieu particulier connecté à ces mêmes montagnes.
Le massif du Tabe, ce sont ces montagnes sacrées depuis la nuit des temps. Elles avaient un autre nom dans les temps anciens, mais quand la toponymie des lieux a changé, les géographes de l’époque, influencés par l’Eglise catholique alors dominante, ont changé les noms. Le massif fut donc appelé « Tabe », en référence à la montagne sacrée de l’ancienne Galilée, le mont Tabor, qui aurait été épargné du déluge, et surtout qui fut le lieu de la Transfiguration du Christ. Le massif porte cette référence en lien avec l’aspect sacré de ses montagnes et lieu de pèlerinage. En effet, depuis des temps qui vont au-delà des dates, ces montagnes étaient un lieu de pèlerinage. Ce massif se détache de la chaine des Pyrénées et les gens y allaient principalement autour de l’équinoxe d’été, et cela jusque dans une époque récente. J’ai connu des anciens qui me racontaient que jusque dans l’après-guerre, les jeunes, avant leur majorité, montaient en haut du Pic Saint Barthélémy (qui avait un autre nom anciennement, surtout dans cette zone protestante des Pyrénées) et allaient accueillir le soleil au matin du solstice. C’étaient donc des groupes de jeunes garçons de 17 ans maximum qui se retrouvaient sur les sentiers, venant des vallées voisines, et montaient ensemble à pied jusqu’au sommet. Puis après une nuit assez intense, ils accueillaient le soleil du matin dont ils étaient censés garder la lumière à l’intérieur et faire passer ce « feu du ciel au feu de la Terre », car ils avaient en charge à leur retour d’allumer les feux de la saint Jean dans leurs villages de départ.
Le château de Montségur, niché dans ce massif du Tabe, a ses fenêtres orientées particulièrement, et aux deux solstices, des personnes vont se connecter au lieu, aux astres, au territoire et aux esprits de ces montagnes.
Je connais des lieux magiques en lien avec ces montagnes. Aussi nous fûmes invités à aller connecter à une cascade, puis à aller dans une grotte que j’affectionne particulièrement. J’aime cette grotte, car elle a trois espaces, comme trois dimensions imbriquées l’une dans l’autre, un peu comme ces trois dimensions que représentent la croix celtique ou la croix andine. Trois dimensions, trois mondes, trois niveaux de réalité…
Nous avons donc fait nos premières offrandes et prières en ces lieux. Avec l’eau de la cascade, si fraiche en cette fin d’année, et la roche brute de la grotte. Ce pèlerinage serait donc en lien, au moins en son début, avec les roches et l’eau.
Dès cette première halte, il nous fut mentionné que nous n’avions pas emporté avec nous de roche du territoire où nous vivons, dans le Tarn, et que nous avions omis d’aller saluer un lieu magique avant notre départ… alors il fallait y retourner.
Nous voilà donc repartis à la maison, où nous avons allumé un feu et fait des offrandes et prières avec la clairière que nous aménageons en forêt, ainsi qu’à CuraSana, ce lieu magique au cœur de la forêt du Vallon magique où nous vivons.
Une fois cela fait, il nous fut demandé de chercher une pierre de type quartz qui soit du territoire. Nous sommes tout d’abord descendus à Castres au magasin de pierres précieuses, mais les guidances nous ont mentionné que ce n’était pas là.
Nous sommes donc allés dans la forêt du Sidobre, à quelques minutes de voiture de notre foyer, où un petit magasin dont on nous avait parlé, y est installé, isolé parmi les chênes et les châtaigniers. Nous y avons non seulement découvert les pierres qui voulaient venir avec nous en pèlerinage, mais nous avons aussi vécu un moment magique dans la forêt.
En allant sur un promontoire, le ciel toujours nuageux depuis des jours s’est à nouveau ouvert. Tout comme face aux montagnes sacrées quelques jours auparavant. Là, ce n’est pas l’horizon qui s’est dégagé, mais en cette fin de journée, c’est une brèche dans les nuages qui a fait descendre des rayons dorés du Ciel sur la Terre. Sur ce promontoire dans la forêt, les nuages se sont ouverts et les rayons du soleil ont créé sous nos yeux une pyramide de lumière. Les « grâces » que l’on peut observer quand le ciel nuageux laisse passer le soleil forment en général un ensemble de rayons séparés. Là, c’était littéralement une pyramide de lumière. L’ambiance était très particulière. Nos enfants qui juste avant étaient emplis d’énergie dans leur découverte de cette forêt féerique se sont soudainement calmés. Ils ont regardé avec nous cette pyramide solaire, dorée. Et nous avons clairement vu descendre du ciel quelque chose sans trop savoir le décrire ou le nommer. Personnellement, je dirais que c’était comme un alphabet, des lettres d’une autre langue, d’une autre civilisation, qui descendait dans ce halo de lumière pour déposer sur la Terre un message empli de lumière. Je ne saurais le décrire autrement. Le ressenti intérieur était particulier. Un temps hors du temps, un émerveillement, une paix au-delà de la paix… difficile de décrire une grâce. Et surtout elle fut de relativement courte durée, quelques minutes hors du temps, et les enfants eux aussi dans ce temps et cet espace suspendus nous ont ramené à une autre réalité en repartant dans leurs jeux parmi les branches et les gros rochers de la forêt.
Le pèlerinage pouvait reprendre. Nous avons donc fait un « bain de fleurs » comme cela nous a été recommandé, puis repris la route, direction le Béarn. Nous sommes actuellement à Lourdes, sur ce lieu à la fois empli de prières et lui aussi lié aux roches et à l’eau. Cet ancien lieu de culte celtique aujourd’hui lieu de pèlerinage chrétien (marial). Mais avant de venir à Lourdes, je voulais juste vous évoquer notre petit passage dans la Vallée d’Aspe, où nous avons rencontré l’eau de Saint Christau et surtout rencontré pierres et eau à Sarrance. Je ne vais pas alourdir cette lettre de longs passages, mais vous parler de cette statue venue d’un autre monde, appelée « la Vierge de la Pierre » qui est conservée dans une crypte de l’église de Sarrance, proche du gave (grosse rivière) d’Aspe.
Dans les temps anciens (vraisemblablement au 12eme siècle), dans ces vallées peu peuplées, un jeune bouvier découvrit qu’un de ses taureaux s’écartait chaque soir du troupeau qu’il gardait, puis revenait. Un soir il suivit l’animal, et vit que le taureau traversait les buissons de ronces et allait jusqu’au gave qu’il traversait à la nage. Arrivé sur l’autre rive, il s’agenouillait devant une pierre singulière, particulièrement sombre. Il en fit part à ses maîtres et ces derniers avertirent le curé du secteur qui ne put que constater qu’en effet, le taureau venait s’agenouiller sur une berge près d’une pierre singulière, car elle n’était pas faire de pierres locales, aucune n’ayant cette couleur ni ce poids, et la pierre où l’animal s’agenouillait était sculptée.
L’homme d’église ramena cette statue dans son église, et le lendemain il fut stupéfait de trouver l’emplacement de la statue complètement vide. Il fut prévenu que la statue était revenue au bord du gave durant la nuit.
Voyant là un signe miraculeux, le curé décida de laisser la statue dans l’église du petit village, proche du gave, Sarrance. Mais des habitants ne voulaient pas de cette statue qui commençait à attirer des curieux au fil des ans, au fil des siècles, et un jour ils jetèrent la statue dans un lieu où le gave était particulièrement profond, sûrs que cette statue serait rapidement oubliée et les visiteurs cesseraient leurs venues. Mais à leur retour au village, après avoir jeté la statue dans la rivière, ils ne purent que constater qu’elle les avait devancés et était retournée dans son emplacement dans l’église du village. Ils avouèrent leur geste et ce fut l’évocation d’un troisième miracle (le premier étant ce taureau qui s’agenouillait chaque soir auprès de la statue).
La statue est étrange. On m’avait parlé d’une Vierge Noire, mais ce n’est pas ce que j’ai vu. J’ai vu cette petite statue vivante. Tout d’abord, on ne peut que constater la couleur de la pierre, qui effectivement dénote avec les pierres du gave. Mais cette couleur et le grain de la statue me rappellent étrangement les météorites que nous avons vus dans la vallée sacrée des Incas, au Pérou. On dirait un fragment de météorite. Ce qui est aussi étrange, c’est que si les chrétiens ont tout de suite donné un nom de « vierge » à cette statue, je ne suis pas sûr que ce soit son origine. Elle est « autre ». D’un autre monde. D’une autre civilisation. Bien que le secteur ait aussi connu une occupation ancienne, dont une colline voisine avec des vestiges du néolithique, ou un col proche avec son cercle de pierres levées, cette statue nous amène dans un monde autre. Un monde non humain. Ou s’il est humain, c’est avec un regard connecté à d’autres dimensions. Et la statue est vivante. Nous sommes restés un moment en sa compagnie, et nous avons constaté que son apparence change. À la fois homme ou femme, ou même avec des traits singuliers, elle est bien vivante et polymorphe.
Et j’ai senti qu’elle me parlait, me demandant de mettre à ses pieds deux pierres spéciales du gave proche. Ce que j’ai fait. Discrètement, j’ai glissé deux pierres spéciales, et d’un seul coup, l’énergie du lieu a changé, et l’énergie de la statue a changé. C’était un moment magique dans cette crypte, un petit fragment de ce pèlerinage.
Continuons les prières qui nous relient, les prières pour la paix des êtres et des nations. Et vous pouvez vous connecter à notre pèlerinage par vos prières, méditations et par la pensée.
Bonne journée !
Stéphane

Commentaires