Rêver
- il y a 2 jours
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Bonjour,
Je vous remercie pour les retours et encouragements. Je remercie aussi pour les dons.
J’ai pris un grand retard sur mes courriels, merci de votre patience si vous attendez une réponse.
Les évènements de l’existence sont comme des messages pour notre chemin spirituel. Pour nous donner des indications. J’avais oublié cela, et hier alors que nous venions de visiter un ami proche, nous revenions en voiture avec ma femme et mes enfants, et nous avons rencontré un renard. Cela parait anodin de rencontrer un renard. C’était la troisième fois que j’en voyais un de si près. Il était sur le bord de la route et semblait nous attendre. Car nous avons stoppé à son niveau et nous sommes restés à environ un mètre de lui. Il est resté une minute ou deux, puis il s’est levé et il est parti. Quand il est rentré dans le fourré proche, il a jeté un regard en arrière vers nous puis il a disparu dans le taillis de noisetiers.
Je restais avec cette rencontre en tête, et diverses questions dont je ne trouvais pas de réponses claires.
Au moment de me coucher, ces questions sont revenues et je les ai confiées aux guidances de la nuit. Et j’ai reçu des rêves et des réponses.
Avec notre amie Sara Luz, le matin, nous nous racontions nos rêves et nous partagions les leçons que nous en recevions. Parfois c’étaient des réponses intelligibles, parfois c’étaient des énergies qui nous rappelaient qu’elles nous accompagnaient pour nos soins ou nos prières du jour. Car nous savions que ce qui est communément appelé « rêve » en occident est un temps où l’âme se relie à d’autres dimensions intérieures ou extérieures.
D’ailleurs pour la tradition que suit Sara Luz, ce que nous vivons dans les rêves a plus d’importance, ou du moins est plus proche du réel, que ce que nous vivons une fois réveillés au petit matin.
Les visions, rêves et connexions multi-dimensionnelles sont des moments de la vie et des moments de soins ou de guidances spirituels.
Cela fait partie de la santé spirituelle pour de nombreux peuples.
En occident, nous avons des médecins et leurs médicaments pour soigner les maladies physiques, des psychiatres, psychologues et psychothérapeutes et leurs remèdes pour soigner les maladies de la psyché, des pensées et émotions, mais qu’en est-il des maladies spirituelles ?
Dans certaines cultures autochtones, comme les Poques par exemple, en dehors des urgences physiques, on commence par traiter les problèmes sur le plan spirituel. Car l’humain reçoit d’abord de l’énergie spirituelle, puis cela vient vers la matière avec l’aspect énergétique, psychique ou physique. Mais d’abord tout est spirituel. Que ce soient un problème relationnel, un problème de vies passées, un problème d’énergies qui viennent nous parasiter… tout cela a une origine spirituelle. Et donc il s’agit de soigner sur le plan spirituel.
Cela nous pose donc question quant à nos rêves. Est-ce que nous souhaitons rester attachés à une vie matérielle et rester à ce niveau vibratoire durant notre existence ? Est-ce que ces rêves sont de simples films comme il y en a sur les écrans des cinémas ou des portables, ou est-ce que nous accueillons le fait d’être des êtres multidimensionnels et nous apprenons à découvrir et vivre cette multidimensionalité ? Si c’est le cas, le rêve fait partie des arts, au même titre que la musique ou la poésie inspirées. Rêver est un art, qui nécessite de se préparer. Autant la musique ou la poésie sont des arts qui nécessitent une pratique sur le plan de la matière, autant l’art de rêver est accessible à chacun et s’affine avec le temps.
Cela nous amène à accueillir l’espace visionnaire et à accueillir des mondes avec lesquels nous étions déjà en lien mais que notre mode de vie nous tenait éloignés.
Il est peut-être temps de se réveiller. D’accueillir cette multidimensionalité. D’accueillir nos liens avec d’autres mondes, d’autres dimensions de la Terre et du Ciel, et de rencontrer nos alliés spirituels. Nos « ancêtres » comme disent certaines cultures indigènes. Car tout cela vit en nous. Ce n’est pas du passé, ni de la science-fiction. C’est notre réalité pour les cultures ancestrales.
Cela génère une autre forme de vie. Une autre forme de relation à la vie et au monde. D’un individu séparé, isolé, nous retrouvons des liens à ce qui vit et qui nous entoure. Nous retrouvons une certaine foi. En la Vie et en nos guides. Ces connexions et ouvertures spirituelles modifient notre façon de penser. Quelque chose en nous bouge pour permettre à des instruments de notre corps physique et de nos corps spirituels de se révéler et se mettre en mouvement.
Non seulement l’art de rêver est une pratique bénéfique et bienfaisante, mais cela nous sort de cette existence centrée sur la matière et qui finalement ne rend pas heureux. Momentanément nous éprouvons quelques joies, mais dans le temps, nous pouvons facilement observer que cela laisse un vide, un manque, que le plan de la matière ne peut pas combler. C’est un peu comme si vous aviez un trou dans un terrain et que vous souhaitez y planter une fleur. Vous aurez beau y mettre les plus beaux téléphones high tech, les plus beaux gadgets sophistiqués, votre fleur ne pourra pas pousser. Car il lui manque quelque chose de précis et d’essentiel : une part de terre. Il ne va de même avec notre existence. Il lui manque une part de terre. Mais cette part est vibrante et multidimensionnelle. Elle ne peut être comblée par des objets ou pensées du plan matériel. Cela vient d’une autre vibration. Car la terre est multidimensionnelle. Et retrouver la terre en nous, retrouver cet amour du vivant et de la matière, passe par ce retour aux vibrations spirituelles. Pas un retour centré sur l’individu (et ses dérives en termes de magie), mais un retour centré sur la vie, sur le vivant, sur la paix, la joie et l’amour. Sur l’harmonie.
Il y a en chacun de nous un trou. Un vide. Et il y a cette fleur qui attend sa part de terre pour s’enivrer des rayons de soleils et des rayons de lune, pour s’enivrer de ciel et de terre, et laisser jaillir ses couleurs et ses parfums, pour laisser rayonner sa beauté et sa joie.
Comme le mentionne Arnaud Desjardin (dans « La paix toujours présente, ed. La Table Ronde) : « Au début du chemin, nous sommes l’esclave de nos attirances et de nos répulsions personnelles, de nos envies et de nos refus. Au cours du chemin nous gagnons en liberté. L’existence ne vous ordonne plus : sois malheureux, sois furieux ou, du moins, si vous êtes furieux, vous n’êtes pas emporté par la fureur et vous accomplissez le travail de vigilance nécessaire grâce auquel la fureur se dissipe. À force de vous exercer, des changements se produisent dans vos circuits cérébraux et les mêmes types de situations ne produisent plus les mêmes types de réactions. Peu à peu, à mesure que le sens de l’ego se dissipe, vous êtes de plus en plus libres par rapport aux peurs et aux désirs, et vos actions émanent d’un autre niveau en vous, simple, unifié, paisible, spontané. De ce point de vue, la liberté, la vraie liberté ultime, c’est la parfaite harmonie avec la totalité de la réalité, instant après instant. »

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